Un bras de fer s’ouvre après les sanctions
Le Stade Aurillacois ne s’arrête pas à la confirmation, en appel, des sanctions prononcées à son encontre. Suite à l’agression d’un journaliste par des supporters le 27 mars au stade Jean-Alric lors d’une rencontre perdue face à Biarritz (24-27), la Fédération française de rugby a confirmé et alourdi les mesures disciplinaires. Le club cantalien a réagi en annonçant la saisine du CNOSF pour contester la décision.
Des mesures financières et sportives lourdes
En appel, la commission de la FFR a retenu une amende de 10 000 € et un match à huis clos pour la prochaine réception officielle à Jean-Alric. En amont, la LNR avait déjà infligé une sanction de 16 000 € assortie d’une suspension de terrain avec sursis au titre de « désordres » imputés au public lors de la rencontre. Ces décisions cumulent des effets tangibles pour le club, tant sur le plan financier que sur l’expérience des supporters à domicile.
| Instance | Nature de la sanction |
|---|---|
| LNR | Amende de 16 000 € + suspension de terrain avec sursis |
| FFR (appel) | Amende de 10 000 € + 1 match à huis clos |
La position officielle du club
Signé par le président Christian Millette, le communiqué du club exprime un désaccord de fond avec l’analyse disciplinaire et ses conséquences. Le Stade Aurillacois affirme multiplier les démarches pour défendre sa position et contester la proportion des mesures, dont l’impact est jugé considérable à l’échelle d’une structure de Pro D2.
« Toutes les voies et tous les recours [seront utilisés] afin de défendre sa position. »
Sur le volet des faits, le club rappelle avoir condamné sans ambiguïté l’altercation en tribune et indiqué avoir déposé plainte dès la fin de la rencontre. À ce stade, les auteurs de l’agression n’ont pas été identifiés, selon le club, qui insiste distinguer la responsabilité d’organisation de l’enceinte des agissements individuels survenus en fin de match.
Ce que cela change à Aurillac
Un huis clos à Jean-Alric priverait le public de sa prochaine réception et amputerait l’animation économique d’un jour de match en ville : affluence moindre dans les commerces, manque à gagner dans l’enceinte et autour du stade. L’amende de 10 000 € pèse par ailleurs sur un budget contraint, déjà mis sous pression par une saison serrée en Pro D2. Au-delà des chiffres, l’enjeu d’image est réel pour un club qui revendique une relation de proximité avec ses supporters et la presse locale.
Une procédure qui se poursuit
Avec la saisine du CNOSF, le dossier change de terrain. La conciliation, si elle est acceptée, pourra proposer une issue ou des aménagements. À ce stade, rien ne permet d’anticiper l’issue de la procédure. Le club, lui, martèle que la sanction est inadaptée au regard des éléments versés au dossier et de la part de responsabilité qu’il estime pouvoir assumer dans l’organisation de la rencontre.
Le Stade Aurillacois considère la décision « injuste, disproportionnée et inadaptée » et évoque des mesures « extrêmement préjudiciables pour le club ».
Repères
- 27 mars, Jean-Alric : agression d’un journaliste radio en tribune après Aurillac–Biarritz (24-27).
- Sanctions successives : LNR (amende et sursis) puis FFR en appel (amende et huis clos).
- Réaction : communication officielle signée par le président Christian Millette et saisine annoncée du CNOSF.
Le club affirme vouloir coopérer avec l’enquête judiciaire tout en défendant ses intérêts en matière disciplinaire. Le rendez-vous à huis clos, s’il était maintenu, marquerait un temps fort sans public à Jean-Alric ; une perspective que chacun à Aurillac aurait préféré éviter, supporters comme acteurs économiques.