Une colonie installée dans le clocher met à mal l’édifice et le voisinage
À Bacqueville-en-Caux, l’église de Pierreville subit depuis deux ans les nuisances provoquées par une colonie de pigeons. Les volatiles se sont établis dans le clocher et ont envahi l’intérieur de l’édifice, au point d’empêcher la tenue normale des offices et d’exposer les fidèles et les riverains à des salissures permanentes.
Face à ce constat, la municipalité a pris un arrêté municipal pour encadrer une opération de régulation et a engagé des mesures matérielles pour empêcher les oiseaux d’accéder à l’église. Parmi elles, l’installation de grilles sur toutes les ouvertures et la pose d’une grille à l’entrée latérale permettant d’aérer l’édifice tout en limitant l’entrée des pigeons.
"On ne sent plus rien dans cette église, mais, quand on rentrait en début d'année, on sentait l'oiseau"
La municipalité a aussi commandé un grand nettoyage de l’intérieur de l’église, facturé 10 000 €. Ce montant couvre l’extraction des fientes et la remise en état des parties touchées par les déjections, qui se trouvaient jusque sur l’autel et les bancs.
Des protections qui ne suffisent pas toujours
Malgré ces précautions, les oiseaux montrent une capacité à contourner les dispositifs. Les services municipaux rapportent que certains pigeons parviennent à déplacer ou pousser les grillages, obligeant des interventions régulières du couvreur communal pour remettre en place les protections. Les pigeons cherchent désormais à forcer l’entrée par d’autres points, notamment au niveau des vitraux, dont quelques fragments ont été retrouvés à l’intérieur.
Devant l’entrée principale, une bâche en plastique recouverte de fientes protège désormais le perron et évite aux employés municipaux de devoir nettoyer en permanence les marches. Les riverains subissent aussi les désagréments : voitures, terrasses et mobilier de jardin sont fréquemment recouverts de déjections.
Conséquences locales et gestion durable
Au-delà du coût financier engagé pour le nettoyage ponctuel, la situation soulève des questions sur la gestion à long terme des populations d’oiseaux en milieu urbain et sur la préservation des édifices anciens. Les solutions techniques (grillage, bâches, interventions de couvreur) réduisent l’impact mais supposent un suivi régulier et un budget d’entretien.
- Coût connu : nettoyage facturé 10 000 €
- Mesures prises : grillages sur les ouvertures, grille à l’entrée latérale, bâche sur le perron
- Problèmes persistants : pigeons repoussant les protections, atteintes aux vitraux, interventions répétées du couvreur
| Action | But |
|---|---|
| Pose de grillages | Empêcher l’accès au clocher et aux ouvertures |
| Nettoyage professionnel | Éliminer fientes et remettre l’intérieur en état (10 000 €) |
| Installation d’une grille latérale | Permettre l’aération sans laisser entrer les oiseaux |
Pour les habitants et visiteurs, il reste conseillé d’éviter de stationner sous les abats-sons du clocher et de couvrir les véhicules et meubles d’extérieur. La municipalité continuera de surveiller la situation et d’ajuster les moyens techniques pour préserver l’église et limiter les nuisances pour le voisinage.
Les autorités locales devront aussi arbitrer entre solutions techniques, coûts d’entretien et éventuelles interventions de régulation plus importantes si la colonie persiste. En attendant, les efforts engagés cherchent à protéger à la fois le patrimoine communal et le quotidien des riverains.