Antolin met en œuvre une réorganisation sur la technopole Temis
Le site Antolin de la technopole Temis, à Besançon, va réduire ses effectifs. Le groupe espagnol, qui avait inauguré il y a trois ans une usine 4.0 de 34 millions d'euros, a annoncé début juillet un projet de suppressions de postes qui pourrait toucher 35 salariés sur les quelque 350 employés du site.
La direction justifie cette décision par une combinaison de facteurs : baisse des volumes de commandes, hausse des coûts fixes de production, et une concurrence internationale accrue, notamment asiatique. Antolin évoque aussi une « visibilité réduite » et une mutation technologique qui rend la planification industrielle plus complexe.
« On s'y attendait, voyant de moins en moins de projets arriver, mais pas à ce point-là. Cela va concerner 10% des effectifs »,
craint Estelle Camara, déléguée syndicale CFDT sur le site, qui doit entamer les négociations avec la direction à partir de septembre. Le projet prévoit une réorganisation de plusieurs départements et l'arrêt de l'activité outillage. La direction précise qu'à ce stade, l'impact direct sur les postes liés à la production est limité, sans toutefois détailler l'organisation à venir.
- Effectifs actuels : environ 350 salariés.
- Postes visés : environ 35 suppressions (≈ 10%).
- Investissement récent : usine 4.0 inaugurée il y a trois ans pour 34 M€.
Pour la ville et l'agglomération, la mise en sommeil d'une activité d'outillage et la disparition de postes spécialisés peuvent avoir des répercussions au-delà des emplois concernés : sous-traitance locale, achats, et formations techniques. Le site de Temis avait été présenté comme un élément stratégique pour renforcer la filière automobile dans le Doubs ; cette annonce illustre la fragilité du secteur face aux évolutions du marché mondial.
Sur le plan social, les représentants du personnel s'apprêtent à ouvrir le dialogue avec la direction. Les modalités de départ — reclassements internes, plans de formation ou mesures d'accompagnement — devront être précisées au cours des discussions. À l'échelle régionale, d'autres acteurs de la filière observent la situation : une contraction des volumes peut entraîner des effets en chaîne chez les sous-traitants.
| Item | Chiffres |
|---|---|
| Salariés sur site | ~350 |
| Suppressions envisagées | 35 (≈ 10%) |
| Investissement usine 4.0 | 34 M€ |
Les prochains jours seront essentiels pour mesurer l'ampleur réelle des ajustements. Les syndicats, la direction et les autorités locales devront travailler à limiter les conséquences sociales et à explorer des solutions pour maintenir l'activité industrielle sur le territoire bisontin.