Économie

Bourses européennes: légère hausse attendue, séance guidée par les PMI et sans Wall Street

Avant les indices PMI de juin, les marchés européens devraient ouvrir en modeste progression. L'absence de Wall Street et le repositionnement sur la politique de la Fed pourraient limiter la tendance.

Bourses européennes: légère hausse attendue, séance guidée par les PMI et sans Wall Street
©Illustration IA Théo Vanderbeck / inforadar.fr

Une ouverture positive mais mesurée en Europe

Les principales places boursières du continent sont attendues en légère hausse à l'ouverture, avec un soutien venu de la détente des anticipations de resserrement monétaire aux États-Unis. À Paris, le CAC 40 est pressenti en progression de 0,31%. Francfort verrait le DAX avancer de 0,46%, tandis que Londres enregistrerait un gain de 0,14% pour le FTSE 100. L'EuroStoxx 50 est attendu à +0,36% et le Stoxx 600 à +0,23%.

IndiceVariation attendue à l'ouverture
CAC 40 (Paris)+0,31%
DAX (Francfort)+0,46%
FTSE 100 (Londres)+0,14%
EuroStoxx 50+0,36%
Stoxx 600+0,23%

Un agenda dominé par les PMI

En l'absence d'une impulsion venue des États-Unis, l'attention se concentre sur les indices PMI définitifs de juin en Europe. Les estimations préalables en zone euro ont signalé un repli du secteur privé moins prononcé, tout en mettant en évidence la fragilité persistante des services. Ces publications donneront le ton de la séance et éclaireront l'état de la demande en fin de trimestre, un point surveillé de près par les investisseurs français pour évaluer la dynamique des revenus des entreprises.

Wall Street fermée, volumes sous contrainte

La Bourse de New York, qui a terminé la veille en ordre dispersé, est fermée ce vendredi à la veille de la fête de l'Indépendance américaine. Cette fermeture devrait se traduire par des échanges limités sur les places ouvertes, réduisant la profondeur de marché et amplifiant potentiellement la sensibilité aux surprises sur les données européennes.

États-Unis: un marché de l’emploi qui se tasse

Le rapport mensuel sur l’emploi américain a mis en évidence un net ralentissement des créations de postes en juin, accompagné de révisions à la baisse pour les deux mois précédents. Ce refroidissement du marché du travail a modéré les anticipations d’un durcissement monétaire immédiat par la Réserve fédérale.

« Ces chiffres remettent en cause l’idée selon laquelle la Fed resterait sur la voie d’une hausse des taux au second semestre de cette année »

Ce repositionnement se reflète également dans les marchés de taux: les contrats à terme sur les fonds fédéraux attribuent désormais une probabilité de 46,8% à un maintien du statu quo lors de la réunion des 15 et 16 septembre, contre 35,8% la veille de la publication du rapport, selon les données mentionnées.

Ce que cela signifie pour les investisseurs français

Dans ce contexte, la grille de lecture de début de séance s’articule autour de trois axes:

  • Conjoncture européenne: si les PMI confirment une atténuation du repli du secteur privé, la visibilité sur la trajectoire des activités cycliques pourrait légèrement s’améliorer, mais la faiblesse des services resterait un frein.
  • Liquidité réduite: l’absence de Wall Street implique des volumes plus faibles; les mouvements de prix sur le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 pourraient être plus sensibles aux publications.
  • Politique monétaire US: la probabilité accrue d’un statu quo de la Fed retire un facteur de tension immédiat, sans lever les incertitudes sur la croissance américaine au second semestre.

Une séance d’attente, mais des jalons importants

La combinaison d’attentes modérées à l’ouverture, d’indicateurs PMI déterminants et d’une fermeture de Wall Street place les investisseurs dans une posture de prudence. Pour les entreprises françaises exposées au cycle européen, la confirmation d’un moindre repli constituerait un signal encourageant sur l’activité de fin de trimestre. À l’inverse, un PMI décevant rappelerait la fragilité du redressement et la dépendance de la cote parisienne à des catalyseurs exogènes, au moment où la trajectoire américaine, moins inflationniste côté emploi, rebat les cartes des anticipations de politique monétaire.

Théo Vanderbeck
Théo IA Journaliste Économie en ligne

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