Un pari thématique qui rapproche jardin et pellicule
Le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire a choisi, pour son édition 2026, de placer le cinéma au cœur de sa scénographie. Paysagistes, architectes et artistes ont été invités à concevoir des parcelles végétales qui renvoient tantôt à des clins d’œil littéraux au 7e art, tantôt à des interprétations plus sensibles du temps et du mouvement — notions partagées entre la pellicule et les saisons.
Cette orientation confère aux espaces du domaine de Chaumont une double lecture : les jardins restent des paysages vivants, soumis aux cycles naturels, mais deviennent aussi des scènes où le regard du visiteur est sollicité comme dans une salle obscurcie. L'exercice, qui mêle scénographie et dramaturgie paysagère, joue sur les références au langage cinématographique — fenêtres cadrées, parcours séquencés, variations de perspective — sans pour autant renier la vocation écologique et esthétique des jardins.
Des invités venus du cinéma
Plusieurs personnalités issues du monde du cinéma ont apporté leur contribution ou leur caution à cette édition. Sont citées parmi les invitées : Mélanie Laurent, Sabine Azéma, Golshifteh Farahani et Momoko Seto. Leur présence souligne l’ambition du festival de dialoguer avec d’autres formes d’art et d’attirer un public élargi.
- Thématique principale : le septième art
- Acteurs associés : Mélanie Laurent, Sabine Azéma, Golshifteh Farahani, Momoko Seto
- Approche artistique : fusion de la scénographie cinématographique et du jardin vivant
« Du tapis vert au tapis rouge. »
Cette formule, utilisée pour évoquer l’esprit de l’édition, résume l’intention curatoriale : faire dialoguer l’imaginaire du cinéma — souvent associé aux tapis rouges des festivals — avec la matière végétale et les allées du domaine, elles-mêmes bordées d’un tapis de pelouse et de plantations.
Conséquences locales et regard sur la création paysagère
Pour la région, l’opération renforce l’attractivité culturelle du site de Chaumont-sur-Loire et alimente les effets d’entraînement touristiques sur les territoires voisins. Les propositions présentées peuvent aussi nourrir les réflexions des élus, jardiniers municipaux et paysagistes locaux sur les manières de concevoir des espaces publics plus narratifs et propices à l’engagement du visiteur.
| Élément | Observation |
|---|---|
| Thème | Cinéma / Septième art |
| Contributeurs cités | Mélanie Laurent, Sabine Azéma, Golshifteh Farahani, Momoko Seto |
| Style | Scénographique et narratif |
Pour les habitants de la Haute-Marne souhaitant se rendre au festival, cette édition constitue une invitation à découvrir comment les jardins contemporains se racontent aujourd’hui à travers des formes empruntées au cinéma. Elle rappelle également l’attention portée au domaine de Chaumont-sur-Loire, dont les propositions artistiques irriguent le débat sur la création paysagère en France.