Une épidémie qui se durcit dans le secteur des Savanes
Le chikungunya progresse en Guyane : dans son bulletin du 23 juillet 2026, Santé publique France indique une nette hausse des consultations aux urgences pour suspicion de la maladie au CHU de Guyane, site de Kourou. Le secteur des Savanes apparaît comme celui où la situation se dégrade le plus rapidement.
Cette dynamique n'est pas uniforme sur l'ensemble du territoire. Sur le littoral ouest, la circulation virale reste active mais des signes précoces d'amélioration ont été notés : le CHU de Saint-Laurent-du-Maroni a enregistré une baisse des passages. Les autorités sanitaires rappellent toutefois qu'il faudra confirmer cette tendance dans les prochaines semaines avant d'annoncer une décrue.
Dans l'Île-de-Cayenne, des cas confirmés continuent d'être repérés : deux nouveaux foyers ont été identifiés et neuf foyers font l'objet d'un suivi rapproché. À l'inverse, plusieurs zones de l'intérieur du territoire restent épargnées pour l'instant : le Maroni, l'intérieur est et l'Oyapock enregistrent peu ou pas de cas confirmés et sont en phase de transmission sporadique ou en veille épidémiologique.
Ce que cela signifie localement
Le chikungunya est transmis par les moustiques du genre Aedes, déjà bien implantés dans les zones côtières et périurbaines. La hausse des passages aux urgences reflète une circulation plus intense du virus et une probable augmentation des cas symptomatiques, notamment chez les personnes âgées ou celles présentant des comorbidités.
- Zones à risque : Savanes et littoral ouest (alerte épidémique).
- Zones sous surveillance : Île-de-Cayenne (foyers actifs), suivi de neuf foyers.
- Zones pour l'instant épargnées : Maroni, intérieur est, Oyapock (transmission sporadique ou veille).
Pour limiter la propagation, les recommandations usuelles demeurent essentielles : élimination des eaux stagnantes autour des habitations, usage de répulsifs et moustiquaires, protection des personnes vulnérables. Les professionnels de santé locaux sont mobilisés pour la prise en charge et le suivi des patients.
Informations pratiques pour les Guyanais
Les habitants concernés par des foyers identifiés doivent rester attentifs aux symptômes (fièvre, douleurs articulaires intenses, maux de tête) et consulter un médecin en cas de doute. Les services hospitaliers, notamment les urgences des CHU cités, assurent la surveillance et le traitement symptomatique. Les autorités locales et sanitaires rencontreront les acteurs de terrain pour adapter les mesures de prévention selon l'évolution épidémique.
| Zone | Statut |
|---|---|
| Savanes | Dégradation - hausse des passages aux urgences |
| Littoral ouest (Saint-Laurent) | Épidémie, signes d'amélioration à confirmer |
| Île-de-Cayenne | Foyers actifs (2 nouveaux); 9 foyers suivis |
| Maroni, intérieur est, Oyapock | Transmission sporadique / veille épidémiologique |
La situation évoluera avec le suivi épidémiologique hebdomadaire. La coordination entre hôpitaux, centres de santé locaux et services municipaux de lutte antivectorielle restera déterminante pour réduire l'impact de l'épidémie sur l'ensemble du territoire guyanais.