Dans la nuit de vendredi à samedi, un domicile de Miramas (Bouches‑du‑Rhône) a été la cible d'un cambriolage qui a permis le vol d'un arsenal appartenant à un tireur sportif âgé d'une soixantaine d'années. La préfecture déléguée et des sources policières confirment que la victime a retrouvé des dégradations sur les accès du logement et le local sécurisé où étaient entreposées ses armes déclarées.
Un butin important et précis
Selon la source policière contactée, l'arsenal manquant se compose des éléments suivants :
- 10 carabines
- 3 pistolets
- 1 revolver
- 1 fusil à pompe
- environ 200 cartouches de calibres variés
La plainte a été enregistrée et la Division de la criminalité territoriale (DCT) a été saisie pour conduire l'enquête, précise la préfecture.
Le contexte du piratage de la FFTir
Les enquêteurs n'excluent pas un lien avec le piratage massif opéré en octobre 2025 contre la Fédération française de tir (FFTir). Cette fuite de données avait affecté les informations de centaines de milliers d'adhérents — licences, état civil, adresses et coordonnées — et avait déjà été corrélée à une vingtaine à trentaine de cambriolages selon le ministre de l'Intérieur en avril.
les services avaient identifié entre 20 et 30 cambriolages qui pourraient être liés à ce piratage, via « des données […] vendues sur le darknet »
Si ce lien technico‑criminel se confirme, il poserait une nouvelle fois la question de la sécurisation des données sensibles et des conséquences concrètes pour les détenteurs d'armes, même quand celles‑ci sont déclarées et stockées conformément à la réglementation.
Conséquences locales et préoccupations
À Miramas et dans le département, un tel vol inquiète : des armes de précision et des munitions sur le marché illicite peuvent alimenter d'autres délits ou servir à des actes plus violents. Les tireurs sportifs, souvent encadrés et soumis à des obligations strictes, se retrouvent exposés lorsque leurs coordonnées et inventaires circulent hors contrôle.
Que font les autorités ?
La procédure judiciaire en cours vise d'abord à retrouver le matériel et à identifier les auteurs. Les gendarmes de la DCT procéderont aux vérifications techniques et aux recoupements d'information, notamment sur d'éventuelles ventes sur les circuits clandestins. À l'échelle départementale, la préfecture rappelle l'obligation de signaler toute disparition d'arme et annonce le suivi des investigations.
| Éléments volés | Quantité |
|---|---|
| Carabines | 10 |
| Pistolets | 3 |
| Revolver | 1 |
| Fusil à pompe | 1 |
| Cartouches | ~200 |
Pour les riverains et les clubs de tir du département, cet épisode est un rappel brutal : la sécurisation des stockages d'armes et la protection des données personnelles sont désormais deux volets d'une même lutte. Les personnes concernées par le piratage de la FFTir et les détenteurs d'armes sont invités à vérifier leurs dispositifs de sécurité et à contacter les autorités en cas d'anomalie.