Un rendez‑vous national tenu à La Filature
Organisée pour la première fois à Évreux, la rencontre Cosmetic & Skin Microbiome a réuni jeudi des industriels, des chercheurs et des représentants institutionnels autour d'un objectif clair : mieux prendre en compte le microbiome cutané dans la conception des produits cosmétiques afin de renforcer la sécurité des consommateurs. L'événement, porté par Cosmetic Valley, s'est déroulé dans les locaux de La Filature et a été ouvert par les vice‑présidents de l'agglomération, Florence Haguet‑Volckaert et Arnaud Mabire.
Pourquoi le microbiome intéresse la filière
Le microbiome cutané, comparable au microbiote intestinal mais spécifique à la peau, regroupe l'ensemble des micro‑organismes présents sur le corps et joue un rôle dans la protection et l'immunité cutanées. C'est cet équilibre fragile — composé de plus de 500 espèces d'après les intervenants — que la filière entend désormais préserver lors de l'élaboration de formules. Les échanges de la journée ont porté sur les avancées scientifiques, les applications industrielles et les défis réglementaires liés à cette prise en compte.
« Il y a des microbes, des bactéries, tout une flore bactérienne qui est partout sur notre corps », a rappelé Amandine Goubert, directrice Recherche et Innovations chez Cosmetic Valley.
Présente à Évreux, Cosmetic Valley coordonne depuis plusieurs décennies le développement de la parfumerie et de la cosmétique françaises. L'organisation rassemble des acteurs nationaux et locaux, favorisant la circulation des connaissances entre laboratoires et entreprises.
- Des ateliers et conférences ont permis d'aborder la recherche fondamentale et les applications industrielles.
- La préservation du microbiome cutané a été posée comme un critère de sécurité et d'innovation pour les fabricants.
- L'événement a mobilisé des acteurs régionaux, confortant Évreux comme lieu d'accueil pour la filière.
Retombées attendues pour le territoire
Accueillir ce type de rencontre renforce la visibilité d'Évreux auprès des industriels et des centres de recherche. Pour les entreprises locales, il s'agit d'une opportunité de se positionner sur des marchés porteurs et de nouer des collaborations avec des équipes scientifiques. Pour les pouvoirs publics, la présence des vice‑présidents de l'agglomération souligne la volonté de soutenir l'enseignement supérieur et le développement économique autour de ces enjeux.
| Indicateur | Valeur citée |
|---|---|
| Entreprises rassemblées par Cosmetic Valley | 700 |
| Années d'action de Cosmetic Valley | 32 |
Si la journée a surtout visé l'échange de connaissances et la prospective, elle pose aussi des questions concrètes : quelles adaptations des process industriels pour respecter le microbiome ? Quelles garanties réglementaires pour les consommateurs ? Les suites dépendront des collaborations nouées entre laboratoires, entreprises et collectivités.
À court terme, les acteurs locaux peuvent espérer des retombées en terme d'emplois qualifiés et d'attractivité. À plus long terme, l'intégration du microbiome dans les cahiers des charges des produits pourrait modifier durablement les pratiques de formulation, créant des marchés nouveaux pour des entreprises capables d'allier performance et respect de l'écosystème cutané.