Un départ annoncé après sept ans à la tête des urgences
Le Dr Jean‑Marc De Lustrac, médecin urgentiste qui a dirigé le service des urgences du centre hospitalier de Ruffec pendant sept ans, a annoncé qu'il quittait ses fonctions. Originaire de l'Isère, dont la carrière l'a conduit de Niort à Poitiers puis Angoulême, il avait choisi Ruffec pour y achever son parcours professionnel et mettre en place le service qu'il envisageait.
Spécialiste en médecine d'urgence, médecine tropicale et médecine du sport, il cumule aussi des engagements locaux : maire de La Boixe et médecin bénévole lors d'événements sportifs régionaux et internationaux. Son profil éclectique illustre un parcours de terrain, à la fois clinique et organisationnel, au service d'un hôpital de proximité.
« Je pars serein car j’ai le sentiment du devoir accompli »
Ce départ intervient dans un contexte déjà tendu : pénurie de médecins, charges administratives croissantes et rythmes de travail lourds. Le Dr De Lustrac s'était par ailleurs engagé publiquement pour la sauvegarde de l'hôpital en participant aux mobilisations locales contre de possibles fermetures partielles, dénonçant « un manque de moyens » et la « course à l’échalote » pour le recrutement des soignants.
- Durée à Ruffec : 7 ans à la tête du service des urgences
- Spécialités : médecine d'urgence, médecine tropicale, médecine du sport
- Engagement local : maire de La Boixe et participation à des événements sportifs comme médecin
Il met en avant comme priorité la qualité de vie au travail pour attirer et surtout retenir les praticiens : « on n’attire que des mercenaires si l’on propose uniquement des conditions financières », a‑t‑on rapporté de ses propos. Selon lui, c'est en créant un environnement professionnel où les équipes se sentent bien que l'on peut fidéliser des confrères, et non par des recrutements ponctuels.
| Élément | Information |
|---|---|
| Poste | Chef du service des urgences, centre hospitalier de Ruffec |
| Durée | 7 ans |
| Rôle local | Maire de La Boixe |
Le médecin indique qu'il souhaite continuer à exercer la médecine, mais sans la responsabilité de diriger un service. Pour le territoire, son départ pose la question du relais : qui reprendra la direction, quelles mesures pour consolider les effectifs et comment pérenniser l'accessibilité des soins d'urgence dans ce bassin de vie ?
À Ruffec, comme dans de nombreuses communes rurales, la capacité à maintenir un service d'urgences repose autant sur l'attractivité professionnelle que sur des choix structurants au niveau hospitalier et territorial. La communauté médicale et les élus locaux devront désormais travailler de concert pour assurer la continuité des soins et préserver l'offre hospitalière de proximité.