Le parti communiste saisit la préfète de Région après l'absence de réponse du préfet du Doubs
Le Parti communiste français (PCF) de Besançon a adressé, vendredi 14 août, un courrier à la préfète de Région, Violaine Demaret, pour demander la suspension des dérogations qui autorisent la Ville de Besançon à puiser l'eau du Doubs pour l'arrosage des massifs floraux. Cette démarche intervient après une prise de contact sans suite avec la préfecture du Doubs et son représentant local, le préfet Rémi Bastille.
Les élus communistes dénoncent le maintien de ces autorisations en pleine période de vigilance autour de la ressource en eau. Ils s'appuient sur des recommandations récentes formulées par la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, appelant les autorités à restreindre les dérogations aux prélèvements en rivière.
« la sobriété devra devenir notre premier réflexe : cela vaut pour les particuliers, les collectivités, l’agriculture et l’industrie »
Pour le PCF de Besançon, les propos de la ministre valident leur demande : les collectivités doivent s'aligner sur cet appel à la modération des usages de l'eau. Le courrier adressé à la préfète de Région vise donc à obtenir un avis ou une intervention de l'État pour mettre fin à ces dérogations.
Un dossier au carrefour du politique et du gestionnaire
La controverse oppose des choix municipaux d'entretien des espaces verts à une préoccupation plus large sur la préservation des ressources hydriques. Le PCF qualifie l'usage de l'eau du Doubs pour l'arrosage comme incompatible avec l'impératif de sobriété et demande à la représentation de l'État en région d'intervenir.
- Acteurs : PCF de Besançon (demandeur), préfecture du Doubs (sans réponse), préfète de Région Violaine Demaret (saisie).
- Objet : suspension des dérogations autorisant les prélèvements dans le Doubs pour arroser les fleurs.
- Référence : déclaration de Monique Barbu, ministre de la Transition écologique, plaidant pour la sobriété.
La mairie de Besançon n'est pas citée directement dans le texte du PCF relayé par la presse, mais c'est son mode d'arrosage qui est visé. Le silence initial de la préfecture du Doubs a poussé l'opposition communiste à monter d'un cran en saisissant l'autorité régionale.
Conséquences et enjeux locaux
Si la préfète de Région décidait d'intervenir et d'ordonner la suspension des dérogations, la Ville devrait modifier ses pratiques d'entretien des espaces verts. À court terme, cela pourrait conduire à des adaptations (réduction des arrosages, recours à des systèmes économes, ou modifications du calendrier d'entretien). À plus long terme, le débat illustre la tension entre image urbaine (fleurissement estival) et gestion durable des ressources.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Demande du PCF | Suspension des dérogations |
| Interlocuteurs saisis | Préfet du Doubs (Rémi Bastille) puis préfète de Région (Violaine Demaret) |
| Argument central | Appel à la sobriété selon la ministre de la Transition écologique |
Le dossier pourrait être suivi de près par les associations environnementales et par d'autres groupes politiques locaux, sensibles à la gestion de la ressource. Pour l'instant, l'évolution dépendra d'une réponse de l'État en région et, le cas échéant, d'arbitrages au niveau communal sur l'entretien des espaces publics.
La préfète de Région n'avait, au moment de la publication de ce texte, pas communiqué de réponse publique. Les Bisontins attentifs à la préservation du Doubs sauront quoi retenir : la question des prélèvements en rivière ne relève pas seulement d'un choix technique, mais d'une politique de gestion de l'eau qui engage la collectivité.