Un pas institutional vers une inscription au patrimoine mondial
Réunis en assemblée plénière ce jeudi, les élus du Département‑Région de Mayotte ont étudié le partenariat proposé avec l’État afin de soutenir la candidature de la double barrière de corail au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’examen de cet accord marque une étape formelle dans une démarche portée par des acteurs locaux depuis près d’une décennie.
Cette initiative vise non seulement à obtenir une reconnaissance internationale mais aussi à renforcer les dispositifs de protection et de gestion du lagon. Pour les défenseurs du projet, l’inscription permettrait d’améliorer la visibilité de Mayotte, d’attirer un tourisme plus durable et de structurer des retombées économiques au bénéfice des populations locales.
Ali Madi, président du CPIE Maoré, rappelle l’ancienneté du travail collectif engagé sur le territoire et appelle à une appropriation large du projet par les Mahorais. Il souligne la nécessité d’une mobilisation conjointe des institutions et de la société civile.
« Nous espérons que cette candidature va aboutir », a déclaré Ali Madi.
Les acteurs cités comme parties prenantes comprennent les collectivités, le SIDEVAM, le LEMA, les professionnels de la pêche, les entrepreneurs et l’Éducation nationale. Leur implication est, selon le CPIE, essentielle pour que la population comprenne ce que représente la double barrière et ce qu’elle peut apporter au territoire.
Sur le plan opérationnel, la candidature demande la production d’un dossier scientifique et administratif solide, la mise en place de mesures concrètes de protection et la démonstration d’un plan de gouvernance adapté au site. Les élus ont donc examiné le partenariat avec l’État qui doit accompagner ces étapes et faciliter les moyens nécessaires.
Plusieurs enjeux pratiques ressortent de la démarche :
- Protection renforcée du milieu marin et des ressources halieutiques ;
- Visibilité internationale accrue, susceptible d’attirer un tourisme de qualité ;
- Implication et formation des acteurs locaux pour une gestion durable ;
- Retombées économiques et éducatives pour les communautés riveraines.
Pour rendre plus lisibles ces enjeux, le Département‑Région et ses partenaires doivent maintenant définir un calendrier et des responsabilités claires : qui produira les études, qui coordonnera la gouvernance, et comment les populations seront informées et associées.
| Principaux partenaires mentionnés | Rôle attendu |
|---|---|
| Collectivités locales | Coordination politique et mobilisation |
| SIDEVAM, LEMA | Expertise technique et scientifique |
| Professionnels de la pêche | Gestion des usages et conservation |
| Éducation nationale | Sensibilisation et appropriation locale |
La prochaine phase consistera à finaliser le partenariat avec l’État et à engager les travaux techniques et pédagogiques nécessaires à la constitution du dossier UNESCO. Pour que la candidature soit porteuse d’un vrai changement, les acteurs locaux insistent sur l’importance d’une démarche transparente et participative, afin que la double barrière devienne un projet partagé par l’ensemble des Mahorais.