Une convention-cadre scellée à Kara
L’Assemblée de Mayotte a officialisé un rapprochement avec la région de Kara, au Togo, par la signature d’une convention-cadre ce vendredi 17 juillet 2026 au Palais des congrès de Kara. Le document a été signé par Ben Issa Ouséni, président de l’Assemblée de Mayotte, et Bakém Téba Blakénam, président du Conseil régional de la Kara. L’accord s’inscrit dans la continuité d’échanges amorcés en juillet 2025 et ambitionne d’apporter des réponses concrètes à des défis partagés par les deux territoires.
| Partenaires | Lieu | Date |
|---|---|---|
| Assemblée de Mayotte / Région de Kara | Palais des congrès de Kara | 17 juillet 2026 |
Sept axes, des priorités communes
La convention prévoit une coopération structurée autour de sept axes jugés prioritaires. Les parties mettent en avant des champs d’action qui résonnent avec les besoins de Mayotte et de Kara :
- Développement économique local : partage d’expériences pour dynamiser l’activité de proximité.
- Santé et accès aux soins : amélioration des parcours et renforcement des services.
- Éducation et formation des jeunes : accompagnement des trajectoires scolaires et professionnelles.
- Environnement et développement durable : prise en compte des vulnérabilités et de l’adaptation.
- Culture et valorisation du patrimoine : coopération autour des identités et savoir-faire.
Si l’accord évoque sept priorités, les partenaires n’ont détaillé que certains domaines à ce stade. Les modalités opérationnelles et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été précisés dans la communication initiale.
Une diplomatie des territoires assumée
Pour les signataires, ce rapprochement relève d’une diplomatie territoriale fondée sur la mutualisation des bonnes pratiques. Côté togolais, cette ouverture est présentée comme conforme aux dispositions de la nouvelle Constitution de la Ve République, qui renforce l’autonomie et l’action extérieure des collectivités locales.
« Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de la décentralisation engagée au Togo sous l’impulsion du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. L’ouverture de nos collectivités territoriales à des partenariats internationaux constitue un levier majeur pour accélérer le développement local. » — Bakém Téba Blakénam
Quels enjeux pour Mayotte ?
Pour le territoire mahorais, l’intérêt de cet accord tient à la confrontation d’expériences sur des sujets concrets : ancrage de l’économie locale, structuration de l’offre de soins, continuité éducation-formation, ou encore gestion environnementale dans des contextes insulaires et contraints. L’échelle interrégionale peut offrir des retours d’expérience pragmatiques, à coût maîtrisé, avant d’éventuelles démarches plus larges. En filigrane, l’objectif est d’identifier des solutions transférables, adaptées aux réalités locales.
Prochaines étapes
Les signataires évoquent un cadre appelé à se décliner en actions ciblées. À l’issue de cette signature, il est attendu que les deux institutions précisent la gouvernance du partenariat, les indicateurs de suivi et les premières opérations pilotes dans les domaines déjà cités. À Mayotte, l’Assemblée devra informer les acteurs locaux — associations, établissements scolaires, professionnels de santé, opérateurs économiques — des opportunités d’engagement au sein de cette coopération.