Une Peugeot 308 au cœur d’un « Uber Shit » démantelé à Narbonne
Les policiers de Narbonne ont mis fin à un système de livraison de stupéfiants après plusieurs semaines de surveillance. L’intervention, réalisée le 14 octobre 2026, a permis d’interpeller quatre personnes et de saisir une somme significative de produits illicites et d’argent liquide.
Les enquêtes menées par la police nationale de l’Aude ont ciblé les déplacements répétitifs d’un véhicule, une Peugeot 308, dont les allers-retours correspondaient aux livraisons. Les forces de l’ordre ont intercepté le véhicule au moment d’une transaction et procédé aux arrestations.
« le trafiquant principal » a d’ailleurs été directement incarcéré
Lors de l’opération, les agents ont saisi :
- 1,3 kg de cocaïne ;
- 3,6 kg de résine de cannabis ;
- 5 200 € en liquide.
Selon l’estimation citée par les enquêteurs et les barèmes de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives, la commercialisation de ces quantités aurait pu rapporter entre 100 000 € et 130 000 €. L’opération s’inscrit dans une série d’interventions récentes : elle fait suite à un précédent coup de filet évoqué à hauteur de près de 100 000 €.
| Élément | Quantité |
|---|---|
| Cocaïne | 1,3 kg |
| Résine de cannabis | 3,6 kg |
| Argent | 5 200 € |
Les policiers décrivent le dispositif démantelé comme un modèle de « livraison à la demande », parfois qualifié dans le milieu de l’« Uber Shit » : une voiture servant à acheminer directement la drogue jusqu’aux consommateurs. L’interception au moment d’une livraison a été déterminante pour identifier et interpeller les protagonistes impliqués.
Après les gardes à vue, l’un des mis en cause a été placé en détention, désigné par les services comme le principal organisateur. Les autres personnes arrêtées seront présentées à la justice dans le cadre de la procédure en cours.
Cette affaire illustre la mobilisation continue des services de police de l’Aude pour lutter contre les circuits de trafic local. À Narbonne, comme ailleurs, les enquêtes combinent filatures, surveillances ciblées et interventions sur le terrain pour neutraliser des réseaux qui s’appuient sur des méthodes de livraison rapides et discrètes.
Pour la population, les autorités rappellent que toute information pouvant aider les enquêtes peut être transmise aux services de police locaux afin de prévenir et combattre ces trafics.