Le 14 juillet, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) est intervenu à deux reprises dans les Hautes‑Pyrénées pour évacuer par hélicoptère neuf randonneurs souffrant d'intoxication et de déshydratation sévères après avoir bu l'eau d'altitude.
Deux opérations distinctes, mêmes symptômes
Les secours sont d'abord intervenus près du refuge de la Glère, sur la commune de Barèges, pour un groupe de cinq personnes. Un second héliportage a eu lieu autour du lac de Bastan, au‑dessus d'Aragnouet, pour quatre autres randonneurs. Tous présentaient des troubles digestifs aigus et un état de déshydratation nécessitant une évacuation rapide vers des structures médicales.
Qu'est‑ce qui a provoqué ces malaises ?
Selon les premiers éléments communiqués par la préfecture et les secours, les symptômes font suite à la consommation d'eau de ruisseaux ou de lacs non traitée. Même limpide, l'eau de montagne peut contenir bactéries, virus ou cyanotoxines issus de la faune et de la flore locales, agents responsables d'intoxications gastro‑intestinales.
« Les gourdes filtrantes ne suffisent pas face aux virus et cyanotoxines », avertit la préfecture.
Que recommande l'administration ?
La préfecture des Hautes‑Pyrénées rappelle les précautions à prendre avant toute consommation d'eau en milieu montagnard :
- Ne pas boire l'eau des ruisseaux, lacs ou sources sans traitement préalable ;
- Utiliser une filtration suivie d'un traitement chimique (comprimés, gouttes) ou d'une désinfection thermique (ébullition) ;
- Être vigilant même avec des gourdes filtrantes : elles ne garantissent pas l'élimination des virus ni des cyanotoxines.
Points concrets pour les randonneurs des vallées
| Intervention | Lieu | Personnes évacuées |
|---|---|---|
| 1 | Refuge de la Glère (Barèges) | 5 |
| 2 | Lac de Bastan (Aragnouet) | 4 |
Ces épisodes rappellent que la montagne ne tolère pas l'imprudence, même sur des itinéraires bien fréquentés. Pour les pratiquants estivaux — randonneurs, alpinistes, familles en bivouac — la règle reste simple : préparer ses réserves d'eau ou la traiter avant consommation. Les équipes du PGHM, déjà fortement sollicitées en période estivale, insistent sur la prévention pour éviter de mobiliser des moyens lourds d'évacuation et, surtout, pour protéger des vies.
Les autorités locales invitent toute personne ayant consommé de l'eau de montagne et présentant des signes digestifs (nausées, diarrhée, vomissements, fièvre) à consulter rapidement et à contacter les secours si l'état se dégrade.