Un cap fixé à Sainte-Clotilde pour prévenir les crues
Au siège de la Cinor, ce mardi 30 juin 2026, élus et services de l’État se sont retrouvés pour poser les bases du PAPI, le Programme d’actions et de prévention des inondations, destiné au territoire Nord de La Réunion. Autour de la table : les équipes de l’intercommunalité, le Secrétariat général de la Préfecture, la Deal et des représentants des communes de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne. L’objectif assumé : bâtir, ensemble, une stratégie cohérente à court, moyen et long termes face aux risques hydro-météorologiques qui marquent notre île.
Après Garance, une méthode resserrée
Les effets du récent système cyclonique Garance ont rappelé la vulnérabilité des bas comme des hauts, notamment là où les ravines débordent vite et fort. Dans ce contexte, la Cinor met en place une approche structurée en deux volets, pensée pour conjuguer temps long et réponses rapides sur le terrain.
Deux axes complémentaires pour agir
- Planification scientifique : lancement d’études techniques sur trois ans afin d’affiner la cartographie des zones exposées et d’anticiper les montées des eaux.
- Actions immédiates : démarrage de travaux d’urgence ciblant la gestion des eaux pluviales et la sécurisation des ravines prioritaires, sans attendre la fin des diagnostics.
| Axe | Finalité | Horizon |
|---|---|---|
| Études et cartographies | Mieux localiser et hiérarchiser les risques | 3 ans |
| Chantiers urgents | Limiter l’impact des pluies intenses et des crues | Immédiat |
Gouvernance partagée et mobilisation des habitants
La prévention ne peut fonctionner sans relais citoyens. La Cinor met en avant une sensibilisation de proximité et ouvre la porte à des initiatives publiques. Une journée de mobilisation est annoncée au Stade en eaux vives intercommunal (Sevi), en partenariat avec le tissu associatif. L’idée : encourager les bons réflexes et ancrer la culture du risque dans la vie quotidienne du Nord.
« L'objectif est de capitaliser sur la prise de conscience actuelle pour structurer une méthode globale. Pour protéger efficacement nos concitoyens, l'étroite collaboration entre l'État, les collectivités et la population est indispensable. »
Qu’est-ce que cela change pour les habitants du Nord ?
- Des priorités clarifiées : les zones les plus exposées de Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne seront mieux identifiées pour orienter les travaux.
- Des chantiers ciblés : interventions sur des ravines et dispositifs d’évacuation des eaux là où les débordements sont récurrents.
- Une information renforcée : temps d’échanges et ateliers afin de diffuser les consignes utiles en cas d’alerte et d’intempéries.
Une trajectoire à suivre dans la durée
La réussite de ce PAPI repose sur la continuité des études, la tenue du calendrier des chantiers urgents et l’adhésion des riverains. Dans un Nord où la topographie, les ravines et l’urbanisation imposent de composer avec l’eau, cette feuille de route, copilotée par la Cinor et l’État, marque un pas attendu vers une protection mieux ciblée et plus lisible. Les prochains mois diront comment se déploieront concrètement ces actions dans chaque commune, des écoulements de quartier jusqu’aux grandes ravines.