Justice à Pau : une condamnation pour corruption et atteinte sexuelle
Le tribunal correctionnel de Pau a prononcé, jeudi 30 juillet, une peine de deux ans de prison avec sursis à l'encontre d'un homme de 39 ans reconnu coupable de corruption de mineur et d'atteinte sexuelle sur la fille de sa compagne, alors âgée de 15 ans au début des faits.
Les faits se sont déroulés à Orthez entre novembre 2024 et mai 2025. La victime, placée par l'Aide sociale à l'enfance depuis l'âge de deux ans, a été la destinataire de messages à contenu sexuel et a évoqué des gestes inappropriés lors de son audition, selon le dossier examiné par les magistrats.
- Durée des faits : novembre 2024 - mai 2025
- Victime : adolescente placée depuis l'âge de 2 ans
- Condamnation : 2 ans de prison avec sursis
Outre la condamnation, le tribunal a prononcé plusieurs mesures complémentaires : interdiction de tout contact avec la jeune fille, interdiction d'exercer des activités impliquant des mineurs pendant cinq ans, et versement de 1 500 euros au titre du préjudice moral.
| Mesure | Détail |
|---|---|
| Peine principale | 2 ans de prison avec sursis |
| Interdiction de contact | Interdite avec la victime |
| Interdiction professionnelle | 5 ans pour activités avec mineurs |
| Réparation | 1 500 € pour préjudice moral |
« Je t’enverrai une photo de moi à poil », « Coucher avec moi, ça te va ? »
Ces phrases figurent parmi les messages cités dans l'instruction. Interrogé, le prévenu a d'abord nié en évoquant des « fautes de frappe » avant de reconnaître être l'auteur des échanges devant les juges, tout en affirmant qu'il ne s'était pas livré à des gestes sexuels. Il se présentait comme « comme un père » pour la victime, posture qui n'a pas empêché la qualification des faits par le tribunal.
L'affaire a été portée devant la justice après un signalement. Elle a été jugée dans le cadre d'un réexamen national des dossiers de pédocriminalité demandé à la suite du décès d'une fillette dans le Gers, ce qui a relancé l'attention sur ces dossiers sensibles.
La décision du tribunal de Pau rappelle la vigilance des juridictions locales sur les atteintes commises envers des mineurs, en particulier ceux confiés à l'aide sociale. La combinaison de la peine, des interdictions et de l'obligation de réparation vise à protéger la victime et prévenir tout contact futur.