Un compromis qui limite l’ampleur du plan social
La Polyclinique Pau Pyrénées a franchi mardi une étape décisive dans la gestion de son plan social : un accord majoritaire portant sur les mesures d’accompagnement et la réduction des suppressions de postes a été signé par la CFDT et la direction. Selon le communiqué de l’établissement, cet accord permet de sauver 39 emplois sur les postes initialement menacés et d’obtenir une prime pour les départs volontaires, équivalente à celle versée aux salariés licenciés.
La direction annonce une baisse du nombre de suppressions de postes, indiqué dans le communiqué comme étant ramené à 122 (le texte précise aussi des chiffres initiaux divergents dans les échanges : 161 licenciements évoqués au départ puis une formulation faisant référence à 164 suppressions avant réduction). Ces différences chiffrées témoignent des tensions qui ont marqué les négociations au cours des dernières semaines.
Services préservés et horaires repensés
Parmi les conséquences concrètes de l’accord, le service d’oncologie est maintenu mais transféré sur le site de Navarre, contrairement aux premières intentions. Les urgences ne fermeront pas mais leurs horaires seront modifiés : elles resteront ouvertes de 9 heures à minuit au lieu du créneau antérieur de 8 heures à 20 heures.
- Emplois sauvés : 39
- Suppressions annoncées après accord : 122
- Horaires des urgences : 9h–minuit
- Oncologie : maintenue sur le site de Navarre
| Élément | Chiffre communiqué |
|---|---|
| Emplois sauvés | 39 |
| Suppressions annoncées après accord | 122 |
| Évocation initiale de licenciements | 161 (par ailleurs mention de 164) |
Des syndicats divisés
Si la CFDT a choisi de signer — estimant que l’accord offre des garanties importantes pour les salariés touchés — la CGT a refusé de parapher le document. La centrale syndicale dénonce notamment la réduction des effectifs et la fermeture de deux services, parmi lesquels la maternité du site de Navarre selon les communiqués et les réactions syndicales. Sur le terrain, ce désaccord entre organisations traduit l’ambivalence ressentie par le personnel : l’acceptation d’un compromis jugé protecteur par certains, et la volonté, pour d’autres, de « sauver tous les emplois ».
« L'accord permet aux salariés licenciés de bénéficier d'une prime supérieure à la prime légale de licenciement, à l'ouverture au volontariat pour les départs qui est très importante pour limiter les licenciements subis », a souligné Sophie Barbin (CFDT).
La secrétaire CFDT évoque également le risque, selon elle, qu’en cas d’absence d’accord, la direction revienne à sa position initiale, privant les salariés des avancées obtenues lors des discussions. De son côté, la CGT insiste sur le fait que 122 suppressions restent prévues et rappelle l’impact sur des services essentiels.
Conséquences locales et perspectives
Pour les Palois et habitants des environs, cet accord a des implications concrètes : la présence d’un service d’oncologie conservé sur le site de Navarre évite des réorganisations de soins potentiellement lourdes pour les patients, tandis que la modification des horaires des urgences peut influencer les usages et l’accès aux soins en soirée. Sur le plan social, la réduction du nombre de suppressions et la mise en place de dispositifs d’accompagnement et de départs volontaires limitent, pour l’instant, les tensions mais ne clôturent pas le débat.
La situation restera à suivre : la direction et les syndicats devront préciser les calendriers de mise en œuvre des mesures et garantir une communication claire aux salariés et usagers. Les divergences syndicales annoncent des débats à venir sur la sauvegarde des missions de l’établissement et sur les conséquences pour l’offre de soins locale.