Une condamnation allégée qui laisse le maire à la tête de Perpignan
La Cour d’appel de Paris a rendu, mardi 7 juillet 2026, un jugement dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Front national qui touche directement la mairie et la métropole. Louis Aliot, maire de Perpignan et vice-président du Rassemblement national, a été reconnu coupable de détournements de fonds européens et de complicité, et condamné à des peines suivies d’un sursis.
Le verdict impose au maire une peine d’un an de prison et une peine d’inéligibilité de deux ans, l’ensemble étant assorti du sursis. Une amende de 5 000 euros complète la décision. Ces peines, n’étant pas exécutées immédiatement, permettent à Louis Aliot de conserver l’intégralité de ses mandats, y compris celui de président de Perpignan Méditerranée Métropole.
"C'est un jugement plus clément et qui tranche considérablement avec l’extrême sévérité de la condamnation prononcée à mon encontre lors du procès en première instance", a déclaré Louis Aliot dans un communiqué publié le 7 juillet 2026.
Contexte et enjeux locaux
Ce jugement intervient après une première condamnation en première instance, plus sévère, qui prévoyait notamment une peine d’emprisonnement partiellement ferme et une inéligibilité sans sursis. L’allègement de la peine en appel modifie l’impact immédiat sur la vie politique locale : le maire reconduit en mars dernier avec 50,61% des voix peut continuer à exercer ses fonctions municipales et métropolitaines.
- Peine principale : 1 an de prison (avec sursis)
- Inéligibilité : 2 ans (avec sursis)
- Amende : 5 000 €
Face à ce jugement, Louis Aliot a annoncé son intention d’envisager un pourvoi en cassation, contestant la nature des faits qui lui sont reprochés et affirmant son absence d’enrichissement personnel.
Conséquences et réactions attendues
Sur le plan administratif et politique local, la décision laisse la situation inchangée à court terme : la mairie de Perpignan et la présidence de la métropole demeurent entre les mêmes mains. Reste à savoir si un éventuel pourvoi en cassation modifiera le calendrier judiciaire et, le cas échéant, les équilibres politiques locaux. Cette affaire, très suivie, pourrait encore nourrir débats et mobilisations au sein de la population et des acteurs politiques départementaux.
| Élément | Décision en appel |
|---|---|
| Peine d'emprisonnement | 1 an (avec sursis) |
| Inéligibilité | 2 ans (avec sursis) |
| Amende | 5 000 € |
La suite du dossier dépendra des démarches judiciaires annoncées par l'intéressé et de l'évolution des procédures. Pour les Perpignanais, le principal fait concret est aujourd'hui la continuité des mandats exercés par Louis Aliot, malgré une condamnation en appel.