Un chef étoilé au cœur d’une urgence de filière
Le chef Régis Marcon est intervenu la semaine dernière au restaurant pédagogique de l’Institut de formation professionnelle (IFP) de Bains pour soutenir la mise en œuvre du Permis de former, dispositif désormais obligatoire pour les professionnels qui encadrent des apprenants en hôtellerie‑restauration. Sa présence visait à attirer l’attention sur la nécessité de moderniser les pratiques de formation et d’encadrement dans un secteur en tension.
Face à une profession qui a connu de lourdes perturbations ces dernières années, les organisateurs mettent en avant l’objectif du permis : améliorer l’accueil, la formation et l’accompagnement des apprentis et des salariés en reconversion. Pour Florence Bonthoux, présidente de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de la Haute‑Loire (UMIH 43), il était indispensable d’engager ce changement de cap.
« Il était essentiel que les pratiques évoluent. Nous sommes dans un secteur qui peut se révéler difficile pour les jeunes. »
Régis Marcon a complété ce constat en insistant sur la nécessité de rendre le métier attractif pour la relève : valoriser l’apprentissage, miser sur le bien‑être au travail et repenser le management pour éviter les départs prématurés des nouvelles générations. Selon lui, il faut que la transmission redonne du plaisir au travail.
Concrètement, le Permis de former se déroule en présentiel, sur deux jours, par petits groupes. Il vise à sensibiliser aux bonnes pratiques pédagogiques et managériales et à bannir certaines pratiques inadéquates en cuisine et en salle. Le certificat est valable quatre ans et peut être renouvelé sous conditions. Parmi les conséquences attendues : une meilleure capacité des entreprises à accueillir des apprentis et une professionnalisation renforcée des tuteurs.
- Qui : professionnels de l’hôtellerie‑restauration (cuisiniers, hôteliers, cafetiers) encadrant des apprentis.
- Durée : formation présentielle de deux jours.
- Validité : Permis valable quatre ans, renouvelable.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Lieu (intervention) | IFP de Bains |
| Intervenant | Régis Marcon |
| Organisme | UMIH 43 / IFP |
Pour la Haute‑Loire, l’enjeu est double : assurer la qualité des enseignements pratiques et préserver l’attractivité d’un métier essentiel au dynamisme touristique et rural du département. La formation des formateurs est ainsi présentée comme un levier concret pour limiter l’écueil des départs et garantir un accueil de qualité aux apprentis.
À court terme, les professionnels du département devront s’organiser pour suivre ces sessions en présentiel. À moyen terme, la volonté affichée est de faire évoluer les relations de travail et la pédagogie afin que la filière retrouve des conditions de travail propices à la transmission. Le débat est lancé autour d’un objectif partagé : que la relève prenne plaisir à exercer ce métier.