Des abattages nocturnes autorisés pour un projet immobilier à Déville-lès-Rouen
Le projet d'immeuble baptisé « l'Orée des Docks », porté par le promoteur Cap Horn Promotion au 30, avenue Carnot à Déville-lès-Rouen, est à l'origine d'une décision municipale qui risque de susciter l'inquiétude des riverains. La livraison de l'opération est annoncée pour le 4e trimestre 2027 et, pour préparer le terrain voisin de la voie ferrée, des abattages d'arbres sont programmés de nuit.
La mairie a exceptionnellement accepté, le 10 juillet 2026, que l'entreprise mandatée par le promoteur dépasse les horaires habituels de travaux bruyants. Les interventions commenceront dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juillet puis se poursuivront les nuits suivantes jusqu'à celle du vendredi 24 au samedi 25 juillet.
- Objectif : préparer la limite arrière du terrain bordée par la voie ferrée.
- Promoteur : Cap Horn Promotion.
- Calendrier de livraison prévu : 4e trimestre 2027.
Les horaires autorisés sont précis et varient selon les nuits :
| Nuit | Horaires autorisés |
|---|---|
| 21 → 22 juillet | 22h15 à 4h50 |
| 22 → 23 juillet | 22h30 à 4h50 |
| 23 → 24 juillet | 22h30 à 4h50 |
| 24 → 25 juillet | 22h30 à 4h50 |
La municipalité a donc consenti à une dérogation aux horaires habituels concernant les bruits professionnels. Ce type d'autorisation est encadré mais reste exceptionnel : il vise en général à limiter les nuisances pour la circulation et la sécurité sur des chantiers proches d'infrastructures sensibles, notamment ferroviaires.
« La mairie a exceptionnellement consenti à l’entreprise mandatée par Cap Horn de dépasser les horaires habituels concernant les bruits professionnels. »
Pour les habitants du quartier, les principales inquiétudes portent sur la gêne nocturne pendant plusieurs nuits consécutives, mais aussi sur la suite du projet : l'abattage en bordure de voie ferrée peut modifier le paysage et interroger sur la place de la végétation dans les opérations d'aménagement.
Du point de vue administratif, la décision municipale illustre la conciliation délicate entre besoins de préparation de chantier et protection du cadre de vie. Les riverains concernés peuvent, s'ils le souhaitent, se rapprocher de la mairie ou du service urbanisme pour obtenir des précisions sur les mesures de réduction des nuisances et sur le phasage du chantier.
Au-delà du cas particulier de l'avenue Carnot, cette affaire pose la question plus large de la gestion des abattages liés à la construction dans l'agglomération rouennaise : comment préserver la trame végétale tout en permettant les projets immobiliers ? La réponse dépendra à la fois des choix des promoteurs et des arbitrages municipaux dans les mois à venir.