Des blocs de béton et des mottes de terre pour barrer les accès
Suite au départ, le 17 juillet 2026, d’un groupe ayant investi sans autorisation un terrain communal, la municipalité de Saint-Étienne-lès-Remiremont a engagé une opération de sécurisation rapide et visible. Dès vendredi après-midi, plusieurs points d’accès jugés sensibles ont été fermés afin de réduire le risque de nouvelles installations.
Sur le terrain concerné et quatre autres sites susceptibles d’accueillir des caravanes, la commune a procédé à l’installation de plots en béton et à la formation de monticules de terre. L’intervention a été réalisée avec l’appui du GAEC Roi et ses engins agricoles, suivant les directives du maire Jean-Charles Tisserand, tandis que la police nationale assurait la sécurisation des opérations et procédait, si nécessaire, à des coupures temporaires de circulation.
« empêcher toute nouvelle occupation non autorisée »
Concrètement, chaque bloc présente un poids important et est complété par un apport de terre destiné à former une barrière physique contre le passage des véhicules. Ces aménagements visent à protéger des espaces clairement identifiés comme exposés au phénomène d’occupation non autorisée.
- Nombre de sites concernés : 5 (le terrain précédemment occupé + quatre autres)
- Poids des blocs en béton : 2 tonnes chacun
- Volume moyen de terre ajouté : environ 15 m³ par emplacement
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Sites sécurisés | 5 |
| Poids des plots | 2 t |
| Volume de terre | ~15 m³ |
La méthode retenue — blocs lourds complétés par des buttes de terre — est avant tout dissuasive et vise un résultat immédiat : rendre difficile l’accès aux véhicules qui permettent l’installation de caravanes. L’intervention, menée en coordination entre élus, prestataires locaux et forces de l’ordre, illustre la capacité d’une commune à mobiliser des moyens matériels et humains pour protéger ses biens et ses espaces publics.
Pour les collectivités et les riverains de l’agglomération stéphanoise, cette opération rappelle que la prévention des occupations illicites passe souvent par des aménagements simples mais lourds (au sens propre) et par une coordination étroite entre la mairie et la police. Elle pose aussi la question de la gestion à plus long terme de ces terrains : maintien d’une surveillance, usage futur des emplacements et alternatives d’hébergement pour les personnes concernées sont autant d’enjeux qui restent à traiter au-delà de la sécurisation ponctuelle.
En attendant, la commune se dit déterminée à prévenir toute nouvelle installation non autorisée et à protéger les espaces identifiés comme particulièrement exposés par des mesures matérielles et logistiques.