Un déménagement pour renforcer l'activité d'une ressourcerie d'insertion
Cet été, la ressourcerie Chrysalide, implantée à Saint-Étienne depuis 2003, prépare un changement d'adresse qui marque une étape importante pour sa montée en capacité. Après une quinzaine d'années rue du colonel Marey, l'association va emménager entre la fin septembre et le début octobre au 21 rue Victor Grignard, dans l'ancien bâtiment de Ranchoux & Ranc.
Le site acquis par l'association offre 2 000 m² de plain-pied dédiés aux ateliers et à la vente, ainsi que 300 m² de bureaux à l'étage. Ce déménagement intervient après une tentative infructueuse d'acquisition d'un autre bâtiment de 1 850 m² que Chrysalide louait jusque-là à la ville.
Une structure d'insertion qui monte en puissance
Chrysalide conserve son statut d'atelier et chantier d'insertion (ACI) et emploie aujourd'hui une quarantaine de personnes, dont six salariés permanents. L'association propose aux personnes en grande difficulté sociale et professionnelle des contrats d'insertion à durée déterminée, de quatre mois minimum et renouvelables jusqu'à 24 mois, complétés par des formations et des mises en situation professionnelles.
Sur le plan opérationnel, Chrysalide est engagée de longue date dans la collecte et la revente d'objets donnés par les particuliers, ainsi que dans des prestations de débarras sur devis. Elle est adhérente depuis 2009 au Réseau national des ressourceries et recycleries, ce qui ancre son activité dans un maillage national.
"Chrysalide s’est lancée depuis quelques années dans l’upcycling avec sa marque Obake"
La ressourcerie a aussi développé une filière d'upcycling avec la marque Obake, qui transforme du textile récupéré en trousses et sacoches fabriquées artisanalement par quatre couturières. Par ailleurs, Chrysalide est titulaire d'une délégation de service public de Saint-Étienne métropole pour la collecte du textile et s'est associée au centre de tri Le Relais 42 (Pélussin) pour gérer ensemble 230 containers répartis sur Loire Sud.
Conséquences locales et perspectives
- Une surface accrue pour l'activité permettra d'augmenter les volumes de collecte et de revalorisation, et d'élargir les ateliers d'insertion.
- Le nouvel emplacement, proche du marché de gros, facilite la logistique pour les apports et la redistribution.
- Le développement de la marque Obake illustre la montée en valeur ajoutée des matériaux récupérés, tout en consolidant des emplois locaux d'artisanat.
Sur un territoire où les enjeux d'emploi et de gestion des déchets sont concrets, ce repositionnement de Chrysalide montre comment l'économie circulaire peut soutenir des parcours d'insertion professionnelle. Le passage dans un ancien site industriel de plus grande taille pourrait aussi ouvrir des collaborations avec d'autres acteurs locaux et permettre une montée en gamme des activités proposées.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Surface plain-pied | 2 000 m² |
| Bureaux à l'étage | 300 m² |
| Effectif total | ~40 personnes |
| Salariés permanents | 6 |
| Containers gérés | 230 |
La rentrée stéphanoise verra donc Chrysalide à l'œuvre dans de nouveaux locaux : une bonne nouvelle pour les habitants qui donnent, achètent à bas prix, ou cherchent un accompagnement vers l'emploi.