Un nouveau cap pour la filière lozérienne
La Fédération régionale des travaux publics Occitanie annonce l’élection de Bruno Chabalier, chef d’agence Colas en Lozère, à la présidence de la délégation lozérienne pour un mandat de trois ans. Âgé de 48 ans, l’ingénieur de formation a fait l’essentiel de sa carrière au sein de Colas, avant de revenir en Lozère il y a trois ans. À ses côtés, Yannick Bres, chef de secteur chez SLE, est également élu administrateur de la FRTP Occitanie.
Continuité et ancrage territorial
Dans un contexte qualifié de fragile sur les plans économique et géopolitique, le nouveau président inscrit son action dans le sillage de son prédécesseur, Jérôme Engelvin. L’objectif annoncé : consolider la dynamique engagée avec les entreprises locales et affermir le dialogue avec les collectivités. Le secteur lozérien des travaux publics repose en grande partie sur la commande publique, qui représente plus de 80 % du chiffre d’affaires des entreprises du département, selon la fédération. À ce titre, la lisibilité des programmations, les calendriers d’appels d’offres et la sécurisation des délais de paiement demeurent des enjeux structurels.
Des priorités opérationnelles pour les prochains mois
- Renforcer le lien avec les élus et maîtrises d’ouvrage pour anticiper les besoins en infrastructures.
- Soutenir de manière durable les entreprises locales, notamment les PME, face aux aléas de coûts et de plannings.
- Préserver l’emploi sur le territoire, en sécurisant l’activité et en accompagnant les compétences.
Ces axes s’inscrivent dans une réalité de terrain : la volatilité des prix des matériaux et de l’énergie, le phasage de projets dépendants des financements publics et les impératifs de transition (gestion de l’eau, voiries, ouvrages d’art, réseaux) qui mobilisent fortement les entreprises locales.
Parcours et repères
Entré chez Colas en 2000 comme ingénieur travaux à Clermont-Ferrand, Bruno Chabalier exerce des fonctions de chef d’agence depuis 2007, dans différents territoires, avant de revenir en Lozère. Son profil d’opérationnel, couplé à une connaissance fine des marchés ruraux, constitue un atout pour une délégation qui doit conjuguer besoins d’entretien courant, chantiers de modernisation et exigences environnementales.
| Élément | Information |
|---|---|
| Mandat | 3 ans |
| Âge | 48 ans |
| Fonction | Chef d’agence Colas en Lozère |
| Administrateur élu | Yannick Bres (SLE) |
| Contexte clé | Marchés publics = > 80 % du CA du secteur en Lozère |
Un message d’engagement
« Je mesure pleinement l’honneur et la responsabilité qui me sont confiés avec cette élection. Je tiens à remercier chaleureusement la profession pour sa confiance ainsi que la fédération pour son soutien. Je souhaite également saluer l’engagement de Jérôme Engelvin, dont le travail a permis de structurer une dynamique forte au service des entreprises du territoire. […] Nous devons continuer à faire des travaux publics un levier incontournable du développement et de l’attractivité de la Lozère »
Ce positionnement met en avant l’enjeu d’attractivité du département : la qualité des infrastructures, qu’il s’agisse de routes, de réseaux ou d’ouvrages de protection, conditionne la vie quotidienne, l’installation d’entreprises et la réalisation de projets publics. En Lozère, territoire étendu et peu dense, la planification des chantiers et leur bonne coordination avec les collectivités sont déterminantes pour éviter les ruptures de service et optimiser les budgets.
Impact attendu pour les acteurs locaux
À court terme, la nouvelle équipe de la délégation FRTP lozérienne devra concentrer ses efforts sur la visibilité des carnets de commandes et la fluidité des procédures. Pour les entreprises, une meilleure prévisibilité des marchés facilite l’investissement (matériel, maintenance, innovation) et la formation des équipes. Pour les maîtres d’ouvrage, le renforcement du dialogue en amont permet d’ajuster les cahiers des charges, de prendre en compte les contraintes d’approvisionnement et de lisser les plannings afin de sécuriser les délais.
Dans cette perspective, la poursuite de la dynamique locale pourrait soutenir l’emploi, stabiliser l’activité des PME de génie civil et conforter la capacité du tissu lozérien à répondre aux besoins d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques. Un enjeu d’autant plus central que les travaux publics demeurent, en Lozère, un pilier de l’économie territoriale.