Un rendez-vous citoyen à la Villa Benvengudo
À Saint-Pierre, au pied du Sud sauvage où la RN2 file vers la Pointe du Diable, la 2e édition du Concours Ambassadeur Réunion Inter-Lycée s’ouvre ce vendredi 3 juillet 2026. Pendant quatre jours (du 3 au 6 juillet), 14 jeunes élus dans sept lycées de l’île se retrouvent à la Villa Benvengudo pour un séminaire citoyen intensif. L’objectif affiché par l’association porteuse, To Be or Not Subir, est clair : former des porte-voix lycéens capables d’animer des projets utiles dans leurs établissements.
Des thèmes au cœur de la vie des jeunes
Le programme s’articule autour de trois priorités très concrètes : la santé mentale, la place de la langue créole et la lutte contre les addictions et les discriminations. Autant de sujets qui traversent les cours, les coursives et les réseaux sociaux, et sur lesquels les équipes pédagogiques comme les familles cherchent des relais d’action. Les participants sont invités à travailler l’argumentation, l’écoute et la mobilisation d’un groupe pour passer d’une idée à un projet qui tienne la route dans la durée.
Former des relais actifs dans chaque établissement
Le concours, présenté comme une « aventure citoyenne complète », mêle méthodes de prise de parole et d’éloquence à des temps d’ouverture culturelle et sportive. L’ambition est double : d’un côté, construire une colonne vertébrale commune (valeurs, outils, repères) ; de l’autre, laisser chaque binôme d’établissement adapter ses priorités à son terrain. La philosophie du dispositif est décrite par l’équipe porteuse comme une immersion dense faite d’ateliers, de rencontres et de mises en situation, avec en ligne de mire la capacité à entraîner sa classe, son club ou son conseil de vie lycéenne.
« C'est un concours qui a pour but d'inculquer la citoyenneté active chez les jeunes »
« L'objectif est d'en faire des citoyens éveillés pour demain matin »
Ces propos, attribués à Jody Nanou, nouveau président de l’association To Be or Not Subir, résument l’esprit du concours : s’exercer, débattre, s’engager, puis déployer dans son lycée des actions simples et suivies.
Ateliers, rencontres et mise en pratique
Au programme, des séquences pour apprendre à structurer un discours, tenir une audition, animer un atelier thématique ou encore préparer une restitution devant ses pairs. Des découvertes culturelles, des visites patrimoniales, des rencontres solidaires et des activités sportives jalonnent le séminaire afin de souder le groupe et d’ouvrir des perspectives concrètes de partenariat pour la suite. Les organisateurs insistent sur la dimension de « colonie de vacances éducative » qui permet aux jeunes d’avancer sans pression scolaire, tout en restant arrimés aux réalités locales.
Ce qui change sur le terrain
Dans les lycées, ces ambassadeurs sont attendus sur des actions très pratiques : sensibilisations en classe, temps d’écoute autour du mal-être, valorisation du créole comme langue d’appui à la compréhension, ou encore campagnes contre les conduites à risque. L’enjeu est de rendre visible ce qui se passe déjà, de combler les angles morts d’information, et d’installer des réflexes de prévention avec les équipes éducatives et les associations partenaires. Le concours offre une plateforme pour porter ces initiatives et en assurer le suivi sur l’année scolaire.
Informations clés
| Période | 3–6 juillet 2026 |
|---|---|
| Lieu | Villa Benvengudo, Saint-Pierre |
| Participants | 14 jeunes élus de 7 lycées |
| Thématiques | Santé mentale, langue créole, addictions et discriminations |
| Organisateur | Association To Be or Not Subir |
Ce qu’il faut retenir pour les familles et les lycées
- Un temps court mais structurant pour doter les jeunes de méthodes d’animation et d’outils concrets.
- Des priorités ciblées sur des besoins identifiés dans les établissements de l’île.
- Un relais attendu à la rentrée pour transformer l’essai dans chaque lycée.
À l’issue de la séquence de Saint-Pierre, une évaluation est prévue afin de valider les acquis et de préparer la suite dans chaque établissement. Le concours se veut, au-delà du rendez-vous estival, un levier de continuité pour faire vivre la citoyenneté à hauteur de salle de classe, de foyer et de quartier.