Une tradition qui marque le pas
Dimanche 20 septembre, la 36e édition de la Marche de la paix a défilé dans les rues d'Aubagne, mais l'événement n'a pas retrouvé sa ferveur d'antan. Les organisateurs et quelques participants ont déploré une participation « maigre » comparée aux éditions précédentes, notamment avant 2014 lorsqu'un important cortège d'enfants accompagnait la manifestation.
Sur la place, les visages sont restés déterminés mais en petit nombre. Le maire, présent, a expliqué qu'une des causes de la faible participation tenait à l'absence cette année de la traditionnelle course de la Colombe, qui mobilisait autrefois plusieurs écoles : « ça a été trop court pour la réorganiser cette année », a-t-il dit.
Des raisons locales et internationales
La Marche s'est tenue dans un contexte international lourd : selon une étude citée par les organisateurs, l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo a recensé 65 conflits impliquant au moins un État en 2025, un niveau historique depuis 1946. Ce constat a servi d'argument aux manifestants pour rappeler la nécessité d'une prise de parole publique.
« Soit on se fait du mauvais sang, soit on ignore, soit on manifeste, comme on le fait aujourd'hui. »
Cette phrase du maire a été reprise par plusieurs participants présents ce dimanche, qui ont voulu donner sens à leur présence malgré le faible nombre.
- Présence d'élus locaux, dont la municipalité.
- Absence notable du cortège scolaire et de la course de la Colombe.
- Interpellation sur les priorités budgétaires, soulignée par des militants.
Parmi eux, Alexandra Brochus, nouvelle secrétaire de la section communiste d'Aubagne, a insisté sur les implications sociales des conflits : « Si l’on ne défend pas la paix, on ne peut pas avancer sur le reste », rappelant que l'augmentation des budgets militaires se fait « au détriment » des services publics et de l'emploi.
Conséquences locales et perspectives
Sur le plan local, la faiblesse de la mobilisation interroge la capacité des organisateurs à mobiliser les nouvelles générations et à réorganiser des rendez‑vous pédagogiques comme la course de la Colombe. Pour beaucoup, la Marche conserve cependant une dimension symbolique : elle permet à des citoyens et à des associations d'exprimer publiquement leur opposition à la guerre et aux logiques d'armement.
| Élément | Constat |
|---|---|
| Édition | 36e |
| Date | 20 septembre |
| Participation | Faible, absence du cortège scolaire |
Reste à savoir si les organisateurs sauront rebâtir l'appel auprès des écoles et des familles pour redonner à la Marche de la paix son caractère festif et intergénérationnel. En attendant, la manifestation a confirmé que la question de la paix demeure présente dans le débat public aubagnais, même si elle peine aujourd'hui à mobiliser massivement.