Un bâtiment industriel majeur au sud de l'étang Bull
La municipalité de Belfort a autorisé la modification du Plan Local d'Urbanisme nécessaire à la construction d'un nouveau bâtiment industriel pour Arabelle Solutions. Situé au sud de l'étang Bull, sur l'emprise actuelle de l'Afpa et l'ancien site Engie, le projet — désigné « Bâtiment 401 » dans le dossier d'enquête publique — doit regrouper les activités d'usinage et d'assemblage des corps de turbines nucléaires.
Les dimensions annoncées donnent la mesure du projet : 200 m de long, 160 m de large et 29 m de haut, pour une surface de plancher estimée à environ 20 000 m² (la surface utile indiquée dans le dossier atteint ~21 000 m²). La rue Thierry-Mieg sera partiellement déclassée pour permettre l'implantation : une portion est déjà fermée à la circulation depuis la mi-août.
- Calendrier : premiers usinages attendus à partir de mi-2029.
- Capacité de production : 8 turbines nucléaires par an.
- Emploi : 192 salariés dans le nouveau bâtiment.
Le dossier d'enquête publique, lancé fin août, précise les objectifs industriels :
"Arabelle Solutions souhaite réinternaliser les activités aujourd'hui réalisées dans d'autres pays de l'Union Européenne, afin de réorganiser et d'optimiser son infrastructure industrielle"et intégrer une partie des processus au site existant de Belfort.
Concrètement, le projet vise à centraliser sur une même zone d'activité l'ensemble des opérations requises pour la fabrication de corps de turbines de l'ordre de 450 tonnes. Il répond à une double logique : augmenter la capacité locale d'usinage et réduire les déplacements transnationaux de certaines étapes de production.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Surface de plancher | ~20 000 m² |
| Surface utile | ~21 000 m² |
| Dimensions | 200 x 160 x 29 m |
| Production annuelle prévue | 8 turbines |
| Effectifs prévus | 192 salariés |
Pour Belfort, l'implantation représente une opportunité industrielle importante après des décennies marquées par de fortes mutations du tissu manufacturier. Le renforcement des capacités locales pourrait avoir des retombées sur l'emploi direct, les sous-traitants et la filière mécanique locale. Reste à suivre l'issue de l'enquête publique et le calendrier précis des permis et travaux pour mesurer l'impact concret sur la circulation, l'environnement et l'aménagement des parcelles concernées.
La municipalité et Arabelle devront aussi préciser les mesures d'accompagnement : insertion par l'emploi, réorganisation des flux routiers autour de la rue Thierry-Mieg, et modalités de cohabitation avec les équipements voisins.
La mise en service industrielle visée en 2029 fait de ce dossier l'un des chantiers à suivre de près pour l'avenir industriel de Belfort.