Une gratuité ciblée pour tenter de relancer le centre-ville
Le Grand Besançon Métropole a adopté la mise en place d'une gratuité du stationnement pendant l'heure de midi. La mesure, présentée par Patrick Jacques, vise à offrir deux heures gratuites entre 12 h et 14 h 30, du lundi au vendredi. Elle s'appliquera aux parkings gérés par la collectivité et la Ville de Besançon : parkings en ouvrage, parkings en enclos et stationnement sur voirie. L'entrée en vigueur est fixée au 1er septembre 2026, le temps d'effectuer les réglages techniques des bornes et horodateurs.
La mesure reprend un engagement de campagne du président Ludovic Fagaut. L'objectif affiché est clair : renforcer l'attractivité du centre-ville, jugé « particulièrement en souffrance » par l'exécutif. Pour les élus porteurs du projet, cette pause gratuite doit favoriser le retour des clientèles des commerces et restaurants et redonner de la vie aux rues commerçantes.
Coût, compensation et conséquences budgétaires
La collectivité évalue la perte de recettes à environ 66 000 euros par an. Le financement sera partagé : la Ville de Besançon compensera à hauteur de 60 % cette perte au profit de Grand Besançon Métropole. Aucun autre montant ou modalité de compensation n'a été précisé dans les éléments publics communiqués à l'occasion du vote.
- Entrée en vigueur : 1er septembre 2026
- Période concernée : 12 h – 14 h 30, du lundi au vendredi
- Zones incluses : parkings en ouvrage, en enclos, et stationnement sur voirie
- Coût annuel estimé : 66 000 €, avec 60 % pris en charge par la Ville de Besançon
La mise en œuvre technique nécessite des ajustements des horodateurs et bornes. Les automobilistes et gestionnaires de parkings devront s'adapter aux nouveaux paramétrages à la rentrée.
Des élus dubitatifs : efficacité remise en question
Le vote a pourtant été discuté en conseil. Plusieurs élus ont souligné l'absence d'évaluation préalable. Le socialiste Jean-Sébastien Leuba a regretté qu'aucune expérimentation n'ait été conduite avant généralisation :
« on peut dire ‘je pense que’, mais on ne peut pas être assuré que cela va marcher. Il faudrait déjà faire une expérimentation avant d’entériner les choses. »
De son côté, Martin Mellion (LFI) a jugé la décision contraire aux orientations de mobilité durable, estimant qu'elle pourrait encourager l'usage de la voiture plutôt que favoriser les alternatives.
Les débats posent une question centrale : la gratuité ciblée à midi suffit-elle à relancer la fréquentation commerciale et à modifier les comportements ? Les partisans misent sur une attractivité retrouvée et plus de passages en centre-ville. Les sceptiques réclament des preuves chiffrées et une évaluation pour mesurer l'impact réel sur l'activité commerciale et sur les flux de circulation.
Sur le terrain, la mesure sera suivie de près par les commerçants, les restaurateurs et les Bisontins. À court terme, elle peut faciliter l'accès aux commerces pour les personnes qui viennent déjeuner. À moyen terme, son efficacité dépendra des usages qui en seront faits et des politiques complémentaires en matière de mobilité et d'animation du centre-ville.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Période gratuite | 12 h – 14 h 30 (2 heures) |
| Jours | Lundi à vendredi |
| Entrée en vigueur | 1er septembre 2026 |
| Coût estimé | 66 000 € / an |
| Compensation Ville | 60 % prise en charge par la Ville de Besançon |