Un commerce de proximité qui disparaît
Le Bazar de Fanny, situé au 33 rue Battant, a fermé ses portes et est actuellement en liquidation. Ce point de vente, qui assurait jusqu’ici la dernière offre de quincaillerie-droguerie en centre-ville, n’existe donc plus. Pour de nombreux habitants du quartier, c’est la fin d’un repère pratique pour des achats du quotidien : vis et clous à l’unité, produits d’entretien, articles textiles ou de petit jardinage.
Le magasin avait traversé plusieurs vies au fil des années et était exploité par Fanny Robbe, qui avait repris l’affaire après l’avoir connue comme salariée pendant le confinement. La boutique était devenue, selon elle, un « commerce de proximité » centré sur des produits de qualité et, quand c’était possible, du made in France.
« Je ne peux plus rien vendre », expliquait la commerçante à une cliente surprise, témoignant de la cessation d’activité.
Contexte : un pic durant le confinement, un déclin après
Durant le confinement, la quincaillerie avait connu un regain d’activité : les Bisontins, cantonnés chez eux, ont bricolé et jardiné et se sont tournés vers les petites enseignes locales. C’est à ce moment-là que Fanny, alors salariée du commerce après la fermeture de son bar, avait constaté la vitalité du magasin et décidé de le reprendre.
Mais l’élan de cette période n’a pas suffi à assurer la pérennité. Après la crise sanitaire, les habitudes de consommation ont évolué : retour vers les grandes surfaces et achats en ligne, contraintes économiques et concurrence ont érodé la clientèle. Le résultat : le Bazar de Fanny est en liquidation et n’alimente plus le tissu commercial du centre.
Conséquences locales et alternatives
La disparition de ce commerce modifie l’offre du centre-ville de Besançon. Pour des achats ponctuels — une vis, un tampon, un produit d’entretien — les habitants devront désormais se tourner vers :
- les grandes surfaces de bricolage situées en périphérie ;
- les sites de vente en ligne ;
- les autres petits commerces spécialisés, s’ils existent encore dans certains quartiers.
La perte est aussi symbolique : le Battant voit partir un élément de son identité commerçante. Les commerçants indépendants, déjà fragilisés par la concurrence des chaînes et du e-commerce, subissent un nouveau revers.
Du local qui se raréfie
La boutique mettait l’accent sur des fournisseurs français et des artisans — la gérante évoquait notamment un fabricant de balais à Grisolles — ce qui donnait au lieu un caractère spécifique. Sa fermeture pose la question du maintien d’une offre diversifiée en centre-ville, accessible à tous, et de la capacité des petites enseignes à résister aux mutations du marché.
| Élément | Information |
|---|---|
| Nom | Bazar de Fanny |
| Adresse | 33 rue Battant, Besançon |
| Statut | Liquidation |
| Origine | Commerce existant depuis près de 20 ans |
Sur le terrain, la fermeture interroge élus locaux et acteurs du commerce sur les dispositifs d’accompagnement et les leviers pour préserver des commerces de proximité utiles au quotidien. Pour les habitants du centre de Besançon, l’effet est immédiat : un service pratique disparaît, et remplacer cette offre ne sera pas automatique.
La succession du local et l’avenir du commerce au 33 rue Battant seront à suivre : reprise possible, changement d’activité ou locaux vacants, chacune de ces issues aura un impact sur le quartier.