Ce qui change à la rentrée 2026 dans les écoles publiques
À l’issue du comité social d’administration départemental (CSAD) réuni le 29 juin 2026, l’Inspection académique de Côte-d’Or a arrêté les derniers ajustements de la carte scolaire pour le premier degré public. Le bilan est double : 10 fermetures de classes d’un côté, 14 ouvertures de l’autre, après échanges avec les élus, les équipes éducatives et les représentants de parents d’élèves.
Ces décisions complètent le calibrage annoncé en février. Elles interviennent dans un contexte de baisse des effectifs attendue à la prochaine rentrée et d’une dotation académique en diminution au niveau de l’académie de Dijon.
Un contexte démographique et des moyens sous tension
L’administration précise qu’une baisse de la démographie scolaire d’environ 412 élèves est anticipée en Côte-d’Or pour la rentrée 2026. À l’échelle de l’académie, la dotation recule de 81 moyens d’enseignement. Ces éléments pèsent sur l’architecture des classes et expliquent des retraits ou des créations temporaires selon les variations locales d’effectifs.
| Indicateur | Chiffre 2026 |
|---|---|
| Fermetures de classes (Côte-d’Or) | 10 |
| Ouvertures de classes (Côte-d’Or) | 14 |
| Baisse démographique estimée | −412 élèves |
| Dotation (académie de Dijon) | −81 moyens d’enseignement |
Les écoles concernées par des fermetures
Des retraits provisoires de moyens d’enseignement sont confirmés dans les établissements suivants :
- Chenôve : école maternelle Bourdenière
- Quetigny : école maternelle Les Aiguisons
- Noiron-Saint-Gevrey : école primaire
- Semur-en-Auxois : école élémentaire du Rempart
- Dijon : écoles élémentaires Montchapet, Victor Hugo, Buffon
- Dijon : écoles maternelles Clemenceau, Dampierre, Maladière
Ces décisions sont présentées comme provisoires et s’inscrivent dans la phase d’ajustement de la carte scolaire, qui affine au plus près des prévisions d’inscriptions.
Les écoles qui gagnent des moyens
Parallèlement, des implantations provisoires de moyens d’enseignement sont décidées dans plusieurs communes :
- Auxonne : école primaire Louis Pasteur
- Beaune : école élémentaire Les Échaliers
- Chevigny-Saint-Sauveur : école élémentaire Buisson rond
- Neuilly-Crimolois : école primaire Henri Hirchi
- Talant : école élémentaire Jacques Prévert (avec fusion maternelle/élémentaire effective à la rentrée 2026)
- Nuits-Saint-Georges : école élémentaire Henri Challand
- Vel… : école élémentaire Voltaire à Ve… (liste communiquée partiellement dans la source)
La liste communiquée par l’administration fait état de 14 ouvertures au total. Certaines mentions demeurent partielles dans le document de référence rendu public, mais elles participent de la réallocation de moyens là où la pression d’effectifs l’exige.
Ce que cela change pour les familles
Pour les parents d’élèves, ces mouvements peuvent se traduire par des effectifs de classe rééquilibrés, des organisations pédagogiques adaptées (décloisonnements, répartitions par niveaux) et, selon les cas, par des modifications limitées d’accueil d’élèves au sein d’une même école. Les ouvertures visent à absorber des hausses locales d’inscriptions, tandis que les fermetures reflètent des baisses attendues d’effectifs. Le caractère provisoire des moyens signifie que la photographie pourra encore évoluer à la marge si les effectifs constatés à la rentrée s’écartent sensiblement des prévisions.
- Vérifier les informations communiquées par la direction de l’école et la mairie de son domicile.
- Suivre les consignes de rentrée transmises sur les carnets de liaison et les affichages d’établissement.
- Se tenir informé des éventuels ajustements de septembre en fonction des inscriptions réellement constatées.
Une phase d’ajustement désormais bouclée
Cette séquence d’ajustement clôt les arbitrages engagés depuis l’hiver. Elle s’appuie sur les échanges conduits avec les élus, les équipes éducatives et les représentants de parents d’élèves. L’objectif affiché reste d’adapter les moyens aux réalités locales, dans un cadre budgétaire contraint et avec une vigilance particulière sur les écoles où les seuils d’effectifs sont les plus sensibles.
À l’échelle départementale, l’équilibre retenu – 10 fermetures pour 14 ouvertures – traduit une réallocation interne des moyens existants afin de coller aux besoins constatés commune par commune, tout en tenant compte de la baisse globale des effectifs attendue en 2026.