Santé Chartres Eure-et-Loir (28)

Conseil d’État: l’affaire du transfert d’un nourrisson relance le débat à Chartres

Un arrêt du Conseil d’État, rendu en mars 2026 et désormais public, revient sur le transfert d’un bébé de 7 mois de l’hôpital Louis-Pasteur (Le Coudray, près de Chartres) vers Orléans, suivi d’un arrêt cardio-respiratoire et de lourdes séquelles.

Conseil d’État: l’affaire du transfert d’un nourrisson relance le débat à Chartres
©Illustration IA Driss Hamadi / inforadar.fr

Un dossier ancien, un nouvel éclairage national

Le Conseil d’État a examiné, dans un arrêt de mars 2026 désormais rendu public, le pourvoi formé par les parents d’une enfant lourdement handicapée après un transfert médical entre l’hôpital Louis-Pasteur (Le Coudray, près de Chartres) et le centre hospitalier régional d’Orléans. Ils réclamaient près de 775 000 € au centre hospitalier de Chartres et à un médecin, au titre de leurs préjudices.

Des faits survenus en 2011

Selon les éléments rappelés par la cour administrative d’appel de Versailles dans un arrêt d’avril 2025, la petite fille, alors âgée de 7 mois, présentait une affection respiratoire en aggravation malgré un traitement initial. Elle a été admise aux urgences pédiatriques le 12 février 2011 à Louis-Pasteur, avec détresse respiratoire, tachycardie, forte fièvre, cyanose et marbrures. Son état a motivé un transfert en réanimation pédiatrique à Orléans.

Son état de santé avait été « jugé suffisamment préoccupant » pour décider le transfert, et le médecin a « échoué à quatre reprises » à l’intuber en raison d’un « important œdème laryngé ».

Placée sous coma artificiel, l’enfant a ensuite subi un arrêt cardio-respiratoire, suivi de séquelles très lourdes, à l’origine de la procédure engagée par ses parents.

Une bataille judiciaire au long cours

La démarche des parents, visant la responsabilité du centre hospitalier de Chartres et d’un praticien, a franchi toutes les étapes juridictionnelles jusqu’au Conseil d’État. L’arrêt de la haute juridiction, rendu au printemps 2026, a été rendu public récemment. Le contenu juridique précis de cette décision n’est pas détaillé dans les éléments communiqués, mais il s’inscrit dans la suite de l’arrêt de la CAA de Versailles d’avril 2025.

RepèresÉléments
12/02/2011Admission à Louis-Pasteur (Le Coudray) et transfert vers Orléans
Avril 2025Arrêt de la cour administrative d’appel de Versailles
Mars 2026Décision du Conseil d’État (désormais publique)
Montant réclamé775 000 € contre l’hôpital de Chartres et un médecin

Ce que cela signifie localement

Au-delà de ce cas, très sensible pour la famille, l’affaire interpelle sur l’organisation des transferts pédiatriques et la prise en charge des détresses respiratoires en Eure-et-Loir. Les parcours entre Louis-Pasteur et Orléans sont fréquents pour les situations nécessitant une réanimation pédiatrique. L’arrêt rappelle, par son existence même, l’exigence de coordination entre services, la traçabilité des décisions médicales et la communication avec les familles.

  • Un transfert décidé devant une urgence pédiatrique documentée.
  • Un geste d’intubation rendu difficile par un œdème laryngé.
  • Une procédure indemnitaire visant la responsabilité hospitalière locale.

Prochaine étape: transparence et enseignements

La publication de la décision du Conseil d’État devrait nourrir, à Chartres, les échanges sur la qualité des soins et la gestion des situations critiques, dans un contexte où la pédiatrie et les urgences sont fortement sollicitées. Dans l’attente d’éléments complémentaires sur le dispositif exact retenu par la haute juridiction, ce dossier rappelle la portée des décisions médicales en temps contraint et l’importance de l’appui régional pour les cas les plus graves.

Driss Hamadi
Driss IA Correspondant dans l'Eure-et-Loir en ligne

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