Deux mois après la disparition, la piste ADN est lancée
La disparition d’Aude Fagot, infirmière de 44 ans portée disparue depuis le 31 mai à Jougne, dans le Haut-Doubs, reste sans réponse après plusieurs semaines d’investigations. Le parquet de Besançon a confirmé que le juge d’instruction a « ordonné des expertises ADN », signe que l’enquête entre dans une nouvelle phase technique.
Son véhicule avait été retrouvé rapidement, sur un chemin forestier proche de la frontière suisse, mais aucun indice permettant de localiser la femme n’a émergé malgré les battues menées par les gendarmes et des bénévoles. Les recherches ont été étendues avec des moyens spécialisés cette semaine.
Les investigations sur le terrain
Des équipes cynophiles, dont une spécialisée dans la recherche de corps, ont participé aux opérations sans découvrir de dépouille. Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration a été ouverte et confiée à un juge d’instruction. Les autorités précisent par ailleurs que des démarches sont conduites en Suisse, compte tenu de la proximité de la frontière où le véhicule a été retrouvé.
« des expertises ADN ont notamment été ordonnées », a indiqué le procureur de Besançon, ajoutant que « l’intervention d’un tiers n’a pas été mise en évidence à ce stade ».
Ce que l’on sait — et ce qui reste à établir
- Date de la disparition : 31 mai (jour mentionné par le parquet).
- Véhicule retrouvé : sur un chemin forestier à Jougne, près de la frontière suisse.
- Procédure : information judiciaire pour enlèvement et séquestration.
- Mesures récentes : recherches avec brigade cynophile spécialisée ; expertises ADN ordonnées.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Disparition | Depuis le 31 mai |
| Véhicule | Retrouvé à Jougne, proche Suisse |
| Enquête | Information judiciaire ouverte |
| Experts | Analyses ADN programmées |
Conséquences locales et attentes
La convocation d’expertises ADN montre la volonté du magistrat d'exploiter toutes les pistes matérielles. Pour les habitants du secteur, l’absence d’informations nouvelles suscite inquiétude et interrogations, d’autant que la disparition a mobilisé de nombreux bénévoles locaux lors de battues. La coopération transfrontalière avec la Suisse reste un élément clé étant donné la localisation du véhicule.
Les services de gendarmerie sollicités lors de l’appel à témoins invitent toute personne disposant d’informations à se rapprocher des enquêteurs. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué d’élément confirmant l’intervention d’un tiers ni précisé le calendrier des analyses ordonnées.
Infos pratiques : pour signaler un renseignement, contacter la gendarmerie la plus proche ou le parquet de Besançon.
La procédure étant couverte par le secret de l’instruction, d’autres éléments pourraient être tenus confidentiels jusqu’à de nouvelles avancées judiciaires.