Un élu déodatien plaide pour une règle unique sur le port du casque
Le maire de Saint‑Dié‑des‑Vosges, Bruno Toussaint, vient d’élever le débat local au niveau national en demandant au gouvernement que le port du casque soit rendu obligatoire pour tous les usagers d’engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu et au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, l’édile explique vouloir sortir d’un cadre juridique fragmenté et garantir une sécurité uniforme pour les usagers de la route.
« Les initiatives locales, bien que nécessaires pour répondre à l’urgence du terrain, se heurtent aux limites du cadre légal actuel. La sécurité des usagers de la route ne saurait varier d’une commune à l’autre. »
La démarche de Bruno Toussaint ne se limite pas à l’exécutif : il a également informé les quatre députés vosgiens — Stéphane Viry, Gaëtan Dussausaye, Christophe Naegelen et Sébastien Humbert — afin qu’ils portent cette revendication au niveau parlementaire si nécessaire. L’objectif affiché est clair : une règle nationale, lisible et uniforme pour que tous les usagers sachent à quoi s’en tenir, quel que soit leur lieu de circulation.
Sur le terrain, Saint‑Dié a déjà pris de l’avance. Un arrêté municipal, signé le 1er août, impose aux conducteurs de trottinettes électriques de porter un casque homologué et correctement attaché. Pendant quinze jours, la police municipale mène une campagne de prévention afin de sensibiliser aux risques corporels, matériels et juridiques liés à l’utilisation de ces engins.
- 1er août : entrée en vigueur de l'arrêté municipal à Saint‑Dié.
- 15 jours : durée de la campagne de prévention par la police municipale.
- Courriers envoyés au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et aux 4 députés vosgiens.
Au niveau national, la réglementation reste cependant différente : le port du casque n’est pas obligatoire pour les EDPM dans les conditions ordinaires prévues par le Code de la route, même si la Sécurité routière le recommande fortement. Une exception existe : le casque devient obligatoire lorsque la circulation est autorisée, à titre dérogatoire, sur des voies limitées à une vitesse maximale inférieure ou égale à 80 km/h.
Le geste du maire de Saint‑Dié s’inscrit dans un contexte où de nombreuses communes cherchent à encadrer l’usage des trottinettes et autres EDPM face à la hausse du nombre d’usagers et des accidents parfois graves. Pour les habitants de la ville, l'arrêté municipal marque déjà un changement concret du quotidien : les agents de la police municipale privilégient aujourd’hui la pédagogie, mais la mesure peut évoluer vers des sanctions si la situation l'exige.
Au‑delà de Saint‑Dié, la requête soulève une question plus large pour les Vosges : faut‑il harmoniser à l’échelle nationale des règles qui touchent à la sécurité routière pour des usages nouveaux et dispersés ? La réponse dépendra désormais des arbitrages gouvernementaux et d'éventuelles initiatives parlementaires. En attendant, les Déodatiens sont invités à porter un casque lorsqu'ils utilisent une trottinette électrique.
| Date | Événement |
|---|---|
| 1er août | Arrêté municipal imposant le casque à Saint‑Dié |
| 15 jours | Campagne de prévention par la police municipale |