Marchand impose sa loi et offre un deuxième titre continental
Il y a des évidences qui s'imposent dès les premiers mètres : Léon Marchand a pris la course à son compte, contrôlé le tempo et décroché un second titre européen consécutif dimanche soir à Saint-Denis. Le Toulousain, déjà vainqueur du 200 m papillon la veille, a dominé le 400 m nage libre en 3'43"14, chrono synonyme de record de France et de quatrième performance mondiale de l'année.
La course n'a pas laissé planer le suspense : parti devant, Marchand a exploité ses coulées et son sens du rythme pour creuser l'écart et neutraliser les tentatives de retour. Le Hongrois Olivier Papai prend la médaille d'argent en 3'44"46, tandis que le champion olympique allemand Lukas Martens monte sur le bronze en 3'44"57.
Conséquences pour la suite et intérêts collectifs
Au-delà du palmarès individuel, la performance sonne comme une bonne nouvelle pour le relais. Marchand figure dans le carré annoncé du 4×100 m avec Maxime Grousset, Carl Aitkaci et Yohann Ndoye-Brouard : la possibilité d'ajouter une médaille collective à son bilan personnel est réelle, et le Français pourrait ainsi repartir avec une troisième, voire une quatrième récompense de ces Championnats d'Europe.
Déception sur le 100 m dos pour Tomac et Ndoye-Brouard
Avant l'exploit de Marchand, la soirée avait souri moins aux Bleus sur une autre finale. Alignés en finale du 100 m dos, Mewen Tomac et Yohann Ndoye-Brouard n'ont pas transformé leur domination en demi-finales en succès final. Ndoye-Brouard, auteur d'un retour solide sur le second 50 m, échoue au pied du podium en 52"71.
« Je m'attendais à faire mieux. Je suis un peu déçu »,
a confié Mewen Tomac après la course, traduisant la frustration d'une génération attendue sur ces spécialités.
Classements et temps essentiels
| Épreuve | 1er | 2e | 3e |
|---|---|---|---|
| 400 m nage libre | L. Marchand — 3'43"14 | O. Papai — 3'44"46 | L. Martens — 3'44"57 |
| 100 m dos (Français) | Y. Ndoye-Brouard — 52"71 (4e), M. Tomac — temps non précisé en source pour la finale | ||
Un signal fort pour la natation française
La soirée donne un message double : Marchand confirme une montée en puissance et une polyvalence rare entre papillon et nage libre ; à l'inverse, les espoirs tricolores du dos devront digérer ces non-placements pour repartir plus forts. Pour l'instant, c'est la silhouette d'une « bête blessée » revenue au sommet qui domine le bassin de Saint-Denis — en or, et avec l'œil déjà tourné vers le relais.