Une étape décisive pour un paysage vivant
À Montreuil, l’avenir des Murs à pêches progresse, dossier après dossier. En fin de mois de juin, la commune a validé une convention avec le département de la Seine-Saint-Denis confiant, sans contrepartie financière, la gestion de 40 parcelles représentant environ 5 hectares. Parallèlement, la ville acte l’achat à l’État de deux emprises supplémentaires pour un montant total de 25 500 €, dont 1 630 m² destinés à prolonger un cheminement le long d’un petit ru. L’ensemble renforce la capacité municipale à piloter des usages cohérents sur ce territoire singulier, hérité d’une production arboricole née au 17e siècle.
Reprendre la main sur un site morcelé
Le secteur est éclaté, parcelle après parcelle, propriété après propriété. La ville entend y remettre de la lisibilité publique et écologique. L’élu chargé du dossier résume l’enjeu par ces mots :
« Le site des Murs à pêches est aujourd'hui très morcelé. Cette convention nous permet de valoriser cet espace vert, en reprenant la maîtrise des usages avec le développement de nouveaux projets liés à l'agriculture urbaine et la préservation de la biodiversité »
En clair, il s’agit d’éviter les pratiques dispersées, parfois contradictoires, au profit d’un cap commun: soutenir des projets d’agriculture urbaine, restaurer des continuités écologiques et ouvrir davantage le site aux habitantes et habitants, dans le respect de ses équilibres.
Des usages à structurer, des accès à clarifier
Le rachat des deux parcelles de l’État, dont une surface de 1 630 m² pour prolonger un sentier, vise très concrètement l’accessibilité et la circulation douce à travers le paysage des murs. L’ajout d’un tronçon de cheminement le long du ru offre la possibilité de relier des espaces jusque-là disjoints et de mieux répartir la fréquentation. À terme, ces ajustements doivent aider à concilier accueil du public et préservation des milieux.
Un patrimoine horticole au cœur de Montreuil
Les Murs à pêches ne relèvent pas seulement de la carte postale. Leur trame minérale, pensée pour créer des microclimats, a façonné l’identité d’un quartier et noué une mémoire du travail horticole, prolongée aujourd’hui par des initiatives locales. La maîtrise foncière accrue et la gestion unifiée annoncées par la ville constituent un levier pour des partenariats plus solides autour de la biodiversité, de la transmission des savoir-faire et d’une agriculture urbaine adaptée au changement climatique.
Ce que change la convention
- Gestion gratuite par la Ville de 40 parcelles couvrant environ 5 ha, confiées par le Département.
- Acquisition de deux parcelles appartenant à l’État pour 25 500 €.
- Extension prévue d’un sentier grâce à 1 630 m² supplémentaires le long d’un ru.
- Cap affiché: agriculture urbaine, préservation écologique et usages publics mieux coordonnés.
Données clés
| Élément | Détail |
|---|---|
| Parcelles gérées | 40 (environ 5 ha) |
| Propriétaire cédant | Département de la Seine-Saint-Denis (gestion à titre gratuit) |
| Parcelles rachetées | 2 (propriété de l’État) |
| Montant d’acquisition | 25 500 € |
| Surface pour l’extension du sentier | 1 630 m² le long d’un ru |
Un cap local, des effets concrets
En s’appuyant sur cet accord avec le Département et sur les rachats ciblés à l’État, Montreuil consolide une stratégie de long terme: garantir la cohérence des usages, sécuriser des accès respectueux du site et stimuler des projets agricoles et écologiques ancrés dans le territoire. Le geste est technique, mais ses effets attendus sont très concrets pour les riverains: des parcours mieux pensés, des espaces mieux entretenus et une gouvernance plus lisible d’un ensemble longtemps fragmenté.