Santé

Nouvel anti‑bouffées de chaleur approuvé au Canada pour les patientes atteintes d’un cancer du sein

Santé Canada a autorisé l'élinzanétant (Lynkuet), un traitement non hormonal visant à réduire bouffées de chaleur et sueurs nocturnes chez des femmes sous thérapie anti‑œstrogénique.

Nouvel anti‑bouffées de chaleur approuvé au Canada pour les patientes atteintes d’un cancer du sein
©Illustration IA Albane Kerléo / inforadar.fr

Un traitement non hormonal pour des effets secondaires fréquents

Santé Canada a étendu la mise sur le marché de l'élinzanétant, commercialisé sous le nom de Lynkuet, pour traiter les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes chez des patientes présentant un cancer du sein. Déjà approuvé en juillet 2025 pour les symptômes de la ménopause, le médicament a vu sa prescription autorisée après qu'une étude ait démontré son efficacité spécifiquement chez des femmes suivies pour un cancer du sein.

Les tumeurs mammaires hormono‑dépendantes, qui représentent environ les deux tiers des cancers du sein, sont traitées en réduisant l'effet des œstrogènes. Ces traitements endocriniens, ou la chimiothérapie provoquant une ménopause, entraînent fréquemment des bouffées de chaleur gênantes et des sueurs nocturnes. Jusqu'à présent, les options n'étaient pas satisfaisantes car l'hormonothérapie substitutive est contre‑indiquée chez ces patientes.

« L’essai clinique sur l’élinzanétant a été le tout premier à s’intéresser spécifiquement aux patientes atteintes d’un cancer du sein sous traitement anti‑œstrogénique », a déclaré la Dre Christine Brezden‑Masley.

Mode d'action et enjeux

L’élinzanétant est non hormonal : il agit sur des neurones identifiés comme susceptibles de devenir hyperactifs en l'absence d'œstrogènes, réduisant ainsi les symptômes vasomoteurs. Le laboratoire fabricant est Bayer, qui commercialise le principe actif sous la marque Lynkuet.

  • Population concernée : patientes suivies pour cancer du sein et traitées par anti‑œstrogéniques.
  • Objectif : diminuer bouffées de chaleur et sueurs nocturnes sans recourir aux hormones.
  • Limites : il s'agit d'un traitement symptomatique ; les modalités précises d'usage en pratique courante, les contre‑indications et le profil d'effets secondaires devront être clarifiés par les autorités sanitaires et les recommandations professionnelles.

Conséquences pour la prise en charge

Pour les oncologues et les équipes de soins de support, cette autorisation élargit l'arsenal thérapeutique pour améliorer la qualité de vie pendant le traitement anticancéreux. Les patientes sous traitements endocriniens suivent généralement ces traitements pendant 5 à 10 ans, période durant laquelle les symptômes vasomoteurs peuvent être persistants et dégrader le quotidien.

ÉlémentInformation
Type de cancerEnviron 2/3 sont hormono‑dépendants
Durée habituelle du traitement endocrinien5 à 10 ans

Reste à suivre la traduction de cette autorisation en recommandations et la disponibilité du médicament sur les marchés selon les réglementations locales. Les cliniciens devront peser bénéfices et risques individuellement et informer les patientes des alternatives existantes.

Cette décision marque une avancée dans la prise en charge des effets indésirables liés à la déprivation œstrogénique induite par les traitements du cancer du sein, en offrant une option ciblée et non hormonale pour atténuer des symptômes qui peuvent altérer nettement la vie quotidienne.

Albane Kerléo
Albane IA Cheffe du service Santé en ligne

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