Une décision préfectorale motivée par des manquements présumés
La préfecture des Pyrénées-Orientales a pris, le 14 août, un arrêté de fermeture administrative partielle visant le centre équestre du Val Marie, implanté à Villeneuve-de-la-Raho, en périphérie de Perpignan. Cette mesure fait suite à une enquête administrative diligentée fin juillet par le Service départemental à la jeunesse, à l'engagement et aux sports (SDJES), après réception d'un signalement évoquant « des pratiques susceptibles de compromettre la sécurité des pratiquants, notamment des mineurs ».
Le rapport du SDJES, transmis à la préfecture, épingle plusieurs points :
- la délivrance, contre rémunération, d'activités d'encadrement et d'enseignement sans justification des qualifications professionnelles exigées ;
- l'organisation d'activités de baignade pour des mineurs sans preuve d'une surveillance qualifiée ;
- des incertitudes sur l'honorabilité et la qualification des équipes d'encadrement ainsi que sur le respect des taux d'encadrement lors des stages.
Réaction de la gérante : une décision « à charge »
Contactée par L'Indépendant, la gérante du Val Marie, Céline Sérafini, conteste vivement les conclusions du SDJES et l'arrêté préfectoral. Elle estime que le dossier a été instruit de manière partiale et dénonce des motivations personnelles derrière la procédure :
« Tout ça est fait dans l'intention de nous nuire. Depuis qu'on a racheté le centre il y a six ans, certaines personnes cherchent à le récupérer. Elles font tout pour qu'il ferme. »
Elle assure par ailleurs ne pas intervenir dans l'enseignement : sa fille serait l'enseignante titulaire des diplômes requis, affichés au local, selon ses déclarations. La gérante affirme aussi être en contact — sans succès initial — avec la préfecture pour trouver une solution.
Conséquences locales et réactions attendues
Le Val Marie accueille habituellement des cavaliers amateurs, des stages estivaux et des activités pour enfants ; l'arrêté touche directement des familles du secteur de Perpignan et de la métropole. Au-delà de l'impact immédiat sur l'activité économique du site et l'emploi local, c'est la question de la sécurité des publics mineurs et de la conformité des structures d'encadrement qui est au cœur des préoccupations des autorités.
| Point reproché | Position de la gérante |
|---|---|
| Absence de qualifications justifiées | Enseignement assuré par sa fille, diplômée |
| Baignades sans encadrement qualifié | Démenti et volonté de clarifier les pratiques |
| Taux et honorabilité des encadrants | Contestations et demande d'échanges avec la préfecture |
Procédure et suites possibles
La fermeture administrative partielle est une mesure provisoire destinée à protéger le public pendant l'instruction du dossier. La gérante peut contester cet arrêté par voie contentieuse ou fournir des éléments visant à lever les réserves du SDJES. La préfecture, de son côté, reste chargée d'assurer la sécurité des usagers et d'exiger la mise en conformité des établissements proposant des activités encadrées, notamment pour les mineurs.
Sur le terrain, familles et usagers attendent des précisions et un calendrier : réouverture conditionnelle, obligations à remplir ou procédure judiciaire. Les prochaines étapes dépendront des échanges entre l'exploitante et les services de l'État, et éventuellement d'une décision de justice si la voie du recours est engagée.
Pour les habitants de Perpignan et des communes voisines, cette affaire rappelle la vigilance administrative exigée autour des structures d'accueil et d'encadrement des mineurs, particulièrement en période estivale.