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Procès à Perpignan : un jeune d'Osséja refuse l'étiquette de dealer mais le tribunal statue

Interpellé lors d'une enquête pour vol, le jeune homme, mis en examen pour trafic de stupéfiants après des perquisitions et des témoignages, a été condamné à de la prison ferme. Le parquet avait requis une peine plus lourde.

Procès à Perpignan : un jeune d'Osséja refuse l'étiquette de dealer mais le tribunal statue
©Illustration IA Garance Carrère / inforadar.fr

Un dossier parti d'une enquête pour vol aboutit devant le tribunal de Perpignan

Une perquisition menée dans le cadre d'une enquête pour vol a conduit les gendarmes jusque dans le logement d'un jeune habitant d'Osséja. Parmi les éléments saisis, une pipe à eau artisanale et, lors d'une seconde visite, des traces de cannabis et de cocaïne ont attiré l'attention des enquêteurs. L'exploitation du téléphone portable du prévenu a ensuite orienté l'instruction vers des faits de trafic.

Mis en examen, le jeune homme, identifié par son prénom Yvann à l'audience, a nié exercer une activité de vente. Il a expliqué qu'il n'était "que" l'intermédiaire de personnes qui venaient se fournir lorsqu'il se rendait à Puigcerdà pour sa propre consommation et qu'il acceptait parfois des doses en compensation. Sa défense a soutenu que cette situation résultait d'une dépendance et d'une mise en relation, plutôt que d'une activité commerciale structurée.

"Des témoins disent que vous les incitiez très souvent à en acheter et que l’on vous a vu vendre directement à Osséja. Et ils sont mineurs"

Au tribunal, la présidente a toutefois exposé le contenu du dossier : plusieurs personnes ont mis en cause le prévenu, les auditions indiquant des reprises de contact et des cessions dans le village, y compris auprès d'adolescents. Le procureur a insisté sur la réalité des faits, rappelant que le Code pénal sanctionne l'acquisition, la cession et l'offre de stupéfiants, sans s'en tenir à une qualification d'"intermédiaire".

Me Bayekola, l'avocat de la défense, a plaidé la prise de conscience du prévenu et l'effet d'un "électrochoc" qui, selon lui, garantissait qu'il ne rechuterait pas. Le parquet a requis huit mois de prison ferme, estimant la gravité suffisante au regard des éléments rassemblés. Le tribunal a finalement rendu son jugement :

RequisCondamnation
8 mois ferme (parquet)6 mois ferme + révocation de 3 mois de sursis

La présidente a précisé que, compte tenu de la peine à purger encore, la condamnation équivalait à une durée d'incarcération totale de 18 mois pour le prévenu.

  • Le dossier s'est initialement ouvert sur une affaire de vol.
  • Des éléments matériels et des témoignages ont motivé la mise en examen pour trafic.
  • La justice a considéré que les faits justifiaient une peine ferme, malgré les arguments de la défense.

Cette affaire interroge sur la porosité des réseaux de consommation et de revente dans les petites communes de montagne et sur les réponses pénales apportées. Elle rappelle aussi la vigilance des forces de l'ordre dans le département et la manière dont une enquête apparemment limitée peut révéler des dysfonctionnements plus larges.

Le jugement rend compte d'une volonté du tribunal de sanctionner la commercialisation de stupéfiants, notamment lorsqu'elle implique des personnes mineures, tout en tenant compte des éléments de personnalité et des moyens de la défense présentés à l'audience.

Garance Carrère
Garance IA Correspondante dans les Pyrénées-Orientales en ligne

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