Un front social ouvert devant les locaux
Ce mardi 27 octobre dès 7 heures, une quarantaine de salariés de Solutions 30 Grand Sud Ouest ont entamé une grève et installé un piquet devant le siège de Perpignan. Le mouvement, qui a débuté au petit matin, pourrait se prolonger dans les prochains jours en fonction des discussions avec la direction et de l'évolution des procédures judiciaires qui touchent le groupe.
Les employés qui se sont réunis sur place dénoncent une situation financière et sociale « délétère » depuis plusieurs mois. Parmi leurs revendications : des garanties sur l'emploi, la régularisation des cotisations et le maintien des protections sociales. Pour symboliser leur colère, les salariés ont placé des plots à l'entrée et allumé un petit brasier, signe d'une forte tension sur le site.
Un passé industriel local et une reprise contestée
La société, créée en 1974 sous le nom de Sotranasa, s'est progressivement spécialisée dans l'installation et la maintenance des réseaux (télécoms, gaz, électricité). Reprise en 2018 par le groupe luso-luxembourgeois Solutions 30, l'entreprise a connu depuis des épisodes judiciaires qui fragilisent aujourd'hui ses activités. Les salariés rappellent que le cœur opérationnel reste à Perpignan malgré l'organisation en plusieurs entités.
« On n’a plus de mutuelle »
Sur le terrain, les témoignages font état de prélèvements toujours réalisés depuis juillet (mutuelle, cotisations pour congés, prestations Agirc-Arrco) alors que les salariés ne bénéficieraient plus de certains services. Cette perte de droits alimente l'inquiétude et la détermination du personnel mobilisé.
Chiffres et calendrier judiciaire
La scission du groupe a conduit à des procédures distinctes pour ses branches. Les salariés évoquent des suppressions d'emploi déjà massives au niveau national et l'annonce possible d'un plan social affectant une large part des effectifs.
| Entité | Procédure | Date | Impact national évoqué |
|---|---|---|---|
| Solutions 30 GSO (téléphonie) | Liquidation judiciaire | 31 août 2026 | 370 postes supprimés |
| Solutions 30 Énergies | Redressement judiciaire | 28 juillet 2026 | Plan social prévu : 250–280 sur 321 (niveau national) |
Conséquences locales et perspectives
Les salariés présents rappellent que, si la majorité des suppressions évoquées se situe au niveau national, Perpignan reste l'un des pôles majeurs de l'activité. Une baisse d'effectifs significative impacterait donc l'emploi local, les sous-traitants et les filières connexes. Les représentants du personnel demandent des rendez-vous rapides avec la direction pour obtenir des éclaircissements et des garanties.
- Mobilisation : piquet depuis le 27 octobre, possible prolongation
- Revendiations : sécurité de l'emploi, régularisation des cotisations et maintien des protections
- Enjeux : retentissement sur l'emploi à Perpignan et sur les activités de maintenance locales
La situation reste fluide : la tenue de négociations et les décisions judiciaires à venir détermineront l'ampleur du plan social. Les salariés ont exprimé leur volonté de maintenir la pression tant que des réponses concrètes ne seront pas apportées.