À Poitiers, la retransmission des matchs de la Coupe du monde dans les cafés et restaurants n’est pas gratuite : les établissements qui projettent les rencontres règlent des droits à la SACEM, la société de gestion des droits d’auteur. Cette obligation, parfois méconnue du grand public, concerne les jingles, ambiances musicales et génériques diffusés lors des retransmissions.
Combien ça coûte aux commerçants ?
Le montants varient selon la taille de l’établissement et la zone de chalandise. À Poitiers, on recense environ 200 bars-restaurants travaillant avec la Sacem ; la moitié d’entre eux paient un forfait télévision pour la diffusion d’événements sportifs. Selon le délégué régional, "Le premier niveau, c'est à partir de 460 euros", et les tarifs peuvent grimper jusqu’à environ 1 900 euros par an.
« Le premier niveau, c'est à partir de 460 euros »
Ces forfaits couvrent l'usage de musiques et de jingles notamment entendus avant et après les matchs. Lors d'un grand événement sportif comme la Coupe du monde, la demande augmente et certains établissements souscrivent ou adaptent leur forfait en conséquence : la période de compétition fait donc monter les effectifs de licences.
Pourquoi cette obligation existe-t-elle ?
La Sacem collecte des droits au titre de la diffusion publique d'œuvres protégées. En clair, lorsque des musiques, génériques ou jingles sont diffusés dans un lieu ouvert au public, leurs auteurs attendent une rémunération. Pour les restaurateurs et cafetiers, la règle s’applique même si la diffusion se limite à l’accompagnement d’un événement sportif.
- Nombre d'établissements concernés à Poitiers : environ 200 ;
- Part des établissements payant un forfait TV : environ la moitié ;
- Tarifs indiqués par la délégation régionale : de 460 € à ~1 900 € par an.
Conséquences locales et pratiques
Pour les exploitants, ces sommes représentent une charge supplémentaire, d'autant que la Coupe du monde attire davantage de clientèle et incite certains à augmenter leur offre de diffusion (plus d'écrans, soirées spéciales). Les restaurateurs doivent donc intégrer ces coûts dans leurs plans d'animation et leur budget annuel. Selon la Sacem, les fraudes restent « très marginales » et aucun établissement du département n’a été rappelé à l’ordre lors de cette période de compétition.
Pour le public, cela signifie que la majorité des lieux qui diffusent les matchs se conforment à la réglementation et rémunèrent les ayants droit. Les spectateurs ne payent pas directement pour ces licences, mais la pratique peut, indirectement, influer sur les tarifs de consommation ou sur l’organisation d’événements spéciaux (réservations, soirées à thème).
| Élément | Chiffres ou observations |
|---|---|
| Bars-restaurants travaillant avec la Sacem à Poitiers | ~200 |
| Part payant un forfait télévision | ~50 % |
| Fourchette tarifaire mentionnée | 460 € à ~1 900 € / an |
Les professionnels qui souhaitent vérifier leur situation peuvent se rapprocher directement de la Sacem pour connaître la grille adaptée à leur établissement et pour adapter leur contrat en période d’événement sportif. Pour les clients, la présence d’une diffusion officielle est un gage de conformité, qui soutient aussi la rémunération des créateurs.