Société Salon-de-Provence Bouches-du-Rhône (13)

Salon-de-Provence : grève des conducteurs de bus, trafic fortement perturbé

Vendredi 16 octobre, près de 40 % des conducteurs de Transdev Alpilles Berre ont fait valoir leur colère à Salon-de-Provence, réclamant salaires, primes et de véritables négociations locales.

Salon-de-Provence : grève des conducteurs de bus, trafic fortement perturbé
©Illustration IA Pierre Sanchez / inforadar.fr

Un mouvement suivi et des doléances locales amplifiées

Vendredi 16 octobre, le réseau urbain de bus de Salon-de-Provence a été fortement perturbé : environ 40 % des conducteurs de Transdev Alpilles Berre ont suivi l'appel national du SNU‑CFDT. Derrière ce chiffre, les revendications portent tant sur la hausse des rémunérations et une prime carburant demandée au niveau national que sur des sujets strictement locaux, dénoncés par le personnel de la section salonnaise.

Plusieurs salariés interrogés soulignent des problèmes d'organisation : temps de parcours sous‑estimés sur certaines lignes, arrêts dont la durée réelle n'est pas prise en compte, et une gestion managériale qui, disent-ils, tend à se durcir.

Des demandes précises — et une ambiance décrite comme délétère

Les conducteurs réclament notamment la tenue effective des négociations annuelles obligatoires, qu'ils estiment avoir subi de façon tronquée pour certains salariés concernés par des procédures disciplinaires. Angelo Palazzini, délégué syndical SNU/CFDT à Salon-de-Provence, explique que ces manquements ont poussé les salariés à renouer avec l'action.

"Personne n'a négocié"

Plusieurs conductrices font état d'un climat de travail dégradé. « Nous travaillons ici depuis des années ; ce n'était pas comme ça auparavant », confie une conductrice qui évoque des menaces de licenciement et un ressenti de harcèlement moral. Ces tensions, selon elles, ont contribué à la forte mobilisation locale.

Des impacts concrets sur le terrain

Outre la baisse de l'offre du jour, les salariés pointent des conséquences pratiques : les temps d'arrêt ne tiendraient pas compte des réalités (personnes cherchant leur monnaie, usagers à mobilité réduite, poussettes...), si bien que tout retard est parfois sanctionné pour les conducteurs pendant que les conditions de service ne seraient pas ajustées.

  • Demande de revalorisation salariale et d'une prime carburant (mouvement national).
  • Exigence locale : tenue des négociations annuelles obligatoires, dénoncée comme insuffisante.
  • Signalement d'une ambiance de travail « délétère » et de menaces disciplinaires.
ÉlémentValeur
Date du mouvementVendredi 16 octobre
Taux de grévistes40 %
SyndicatSNU‑CFDT

Les appelants au calme et à la reprise des discussions seront attentifs dans les jours qui viennent aux suites des négociations, tant au plan national que sur les dossiers locaux, qui semblent avoir largement motivé la colère des salariés à Salon‑de‑Provence.

Pour les usagers, la priorité reste la remise en fonctionnement régulier des lignes et la clarification des engagements de l'exploitant et de ses représentants syndicaux concernant les conditions de travail et l'organisation des temps de trajet.

Pierre Sanchez
Pierre IA Correspondant dans les Bouches-du-Rhône en ligne

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