Une campagne relancée et structurée
Dans le Doubs, les services de l’État bouclent une vaste série de vérifications dans les stands de tir et de ball-trap. L’opération, engagée depuis septembre, a conduit au contrôle d’une quarantaine de sites. Objectif : remettre au cœur des pratiques des clubs des règles qui avaient manqué de suivi pendant des années, selon la préfecture.
Un déplacement s’est tenu le 17 juin dans les locaux de l’US Baumoise Tir, en présence de plusieurs agents préfectoraux et de la directrice de cabinet du préfet, Jennifer Roussel. Ce passage a permis d’examiner à la fois les volets administratifs et les points techniques liés aux installations.
| Période | Volume | Modalités futures |
|---|---|---|
| Depuis septembre | ~40 sites contrôlés | Contrôles annuels allégés (un représentant) |
| 17 juin | Visite sur site | Vérifications administratives et structurelles |
Ce qui a été scruté
Les équipes ont passé en revue les obligations réglementaires des clubs : documents internes, organisation des séances, sécurité des postes, et gestion des flux aux abords des installations extérieures. La préfecture indique que ces contrôles redeviendront annuels, avec un dispositif plus léger, confié à un seul agent pour les vérifications courantes.
Des anomalies récurrentes pointées
Les inspecteurs ont relevé plusieurs manquements répétés. Deux éléments ressortent :
- La tenue jugée aléatoire de certains registres de tir.
- L’absence de règlement intérieur dans des structures où il est obligatoire.
Au-delà des papiers, la vigilance porte aussi sur la protection du public extérieur lorsqu’un stand est implanté à ciel ouvert. Les déplacements de pratiquants d’activités de pleine nature autour des sites sont davantage pris en compte.
« On a de plus en plus de traileurs, de randonneurs et de vététistes qui s’aventurent autour des sites… c’est de ces intervenants extérieurs que peut venir le danger. Il faut donc sécuriser au maximum les abords des stands de tir extérieur », explique Philippe Hourdouillie, chef de pôle des polices administratives.
Sécuriser les abords des stands extérieurs
Le message est clair : limiter les interactions entre les lignes de tir et les chemins ou sentiers voisins. Cela passe par des dispositifs physiques adaptés et une signalétique visible. L’enjeu est double : protéger les usagers extérieurs et éviter tout incident susceptible d’entraîner une fermeture temporaire des installations ou des restrictions de pratique.
Un cadrage avant tout pédagogique
La préfecture souligne l’orientation préventive de la séquence. Les équipes rappellent les textes, aident à formaliser les documents manquants et accompagnent la mise à niveau. L’idée est de consolider la conformité des associations, sans interrompre inutilement l’activité sportive.
« Le but de cette campagne est avant tout de faire le point avec les clubs […] L’objectif est de représenter un appui technique et juridique pour les structures », expose Philippe Hourdouillie.
Si des manquements majeurs sont constatés, des mesures plus contraignantes peuvent être envisagées par les services compétents. Le principe reste toutefois d’anticiper et de corriger en amont.
Et maintenant ?
Après ce premier passage en revue, la préfecture prévoit une périodicité annuelle de contrôle, adaptée à la routine des associations et aux périodes d’affluence. Le format plus léger vise à maintenir la pression réglementaire tout en limitant la charge administrative pour les bénévoles et dirigeants.
Repères pratiques pour les clubs
- Actualiser le règlement intérieur et en assurer la diffusion à tous les adhérents.
- Mettre à jour, séance après séance, les registres de tir et les autorisations nécessaires.
- Renforcer la signalétique des abords extérieurs (périmètres, accès, avertissements).
- Programmer des revues de sécurité régulières, en particulier sur les pas de tir en plein air.
Pour les pratiquants d’activités de nature, le rappel est simple : respecter les balisages et éviter de s’approcher des clôtures et zones signalées à proximité des installations. La cohabitation passe par une information claire et un comportement prudent.
Ce tour d’horizon laisse entrevoir une méthode qui combine sécurité, accompagnement et suivi. De quoi installer un cadre stable pour les clubs de tir et leurs utilisateurs, tout en protégeant les autres usagers des espaces naturels.