Un jalon scientifique pour l’Université Omar-Bongo
En deux journées denses, les 16 et 17 juillet, la salle de soutenance de l’Université Omar-Bongo (UOB) a vu défiler une première « cuvée » de cinq doctorants en sciences économiques. Organisées par le Laboratoire et Bureau d’Analyses Techniques (LABAT), ces soutenances inaugurent l’année académique 2025-2026 et marquent une étape pour une structure relancée après plusieurs années de sommeil.
Des thèses arrimées aux défis économiques actuels
Les travaux, discutés devant un jury réunissant des enseignants-chercheurs de l’UOB et d’universités d’Afrique francophone, s’attaquent à des questions concrètes pour le Gabon et la sous-région :
- Efficacité et marges de manœuvre de la politique budgétaire.
- Dynamique macroéconomique et trajectoires de croissance.
- Conception des politiques économiques face aux inégalités de genre en Afrique subsaharienne.
- Impacts des chocs pétroliers sur le bien-être des ménages dans les pays de la CEMAC.
Au fil des soutenances, les doctorants ont formulé des recommandations destinées à éclairer la décision publique, depuis la conduite budgétaire jusqu’aux filets de sécurité pour amortir la volatilité pétrolière.
Une institution ancienne, relancée et ouverte
Le LABAT, décrit comme un espace de recherche accessible aux chercheurs, institutions nationales et internationales, ainsi qu’à la diaspora, revendique un ancrage académique solide et une vocation de diffusion. Il publie deux revues scientifiques, l’une à visée académique (Modélisation et Analyse économique) et une autre tournée vers l’actualité (Actualité et Analys).
« Créé en 1992, le LABAT est le plus ancien laboratoire de l'Université Omar-Bongo. Après sa réouverture en 2024, nous sommes heureux de présenter cette année nos premiers docteurs en sciences économiques. Les prochaines soutenances sont prévues en septembre », a-t-il déclaré.
Pourquoi c’est important
Ce cycle de soutenances installe un pôle de formation doctorale sur des thématiques au cœur des vulnérabilités régionales : dépendance pétrolière, inégalités, et pilotage macroéconomique. La fertilisation croisée entre l’UOB et d’autres universités d’Afrique francophone renforce la capacité d’expertise locale, avec un impact potentiel sur la conception des politiques publiques et l’évaluation de leurs effets.
Chiffres et jalons
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Doctorants soutenus | 5 |
| Dates des soutenances | 16–17 juillet |
| Année académique | 2025–2026 |
| Création du LABAT | 1992 |
| Réouverture | 2024 |
| Prochaines soutenances | septembre |
Et maintenant ?
À court terme, la tenue de nouvelles soutenances en septembre consolidera la dynamique enclenchée. À moyen terme, l’enjeu est de pérenniser la production scientifique et le dialogue avec les décideurs, afin que les résultats de recherche remontent jusqu’aux arbitrages budgétaires et aux dispositifs sociaux capables d’absorber les chocs exogènes qui rythment l’économie de la CEMAC.