Un axe cyclable attendu entre Tarbes et la Haute-Bigorre toujours au point mort
À l’heure où la mobilité du quotidien s’impose comme un enjeu central dans nos vallées, le projet d’itinéraires cyclables entre Tarbes et Campan reste à l’arrêt. Réunis à Trébons, des élus et habitants ont entendu l’appel d’Osez le Vélo à relancer un dossier enlisé depuis 2022. Derrière cette impasse, une mécanique institutionnelle trop rigide: la Communauté de communes de la Haute-Bigorre (CCHB) a validé un schéma d’itinéraires, mais a laissé à chaque commune la charge de réaliser «son» tronçon.
Le nœud du problème: des tronçons communaux mal coordonnés
L’enjeu dépasse une simple bande cyclable peinte au sol. La logique actuelle rompt la continuité de parcours: des sections restent à construire, mais chaque commune ne peut intervenir que sur son territoire, sans assurance que la voisine suive. Résultat, des itinéraires morcelés et une dynamique collective grippée.
- Répartition des travaux jugée inégale selon le découpage communal.
- Absence de garantie de raccord entre tronçons voisins.
- Projets bloqués depuis 2022 faute de vision d’ensemble.
« Il y a donc besoin de coopération intercommunale, et la CCHB est le bon niveau pour cela. »
Le constat posé par l’association rejoint une évidence territoriale: pour un axe structurant entre plaine et piémont, la coordination doit primer sur l’empilement de micro-projets.
Des mesures immédiates pour sécuriser les rues en attendant
En attendant une solution collective, Osez le Vélo suggère aux communes d’agir vite et à moindre coût. Parmi les pistes, la création de zones 30 pour rendre les traversées de bourg et les rues résidentielles plus sûres pour piétons et cyclistes. Une façon de «gagner du temps utile» sans repousser l’objectif de continuité cyclable entre Tarbes et la Haute-Bigorre.
La réunion de Trébons a rassemblé une trentaine de participants. Les élues Françoise Lerda et Marie-Hélène Dufau‑Tapie, ainsi que le conseiller Christophe Tetart, ont salué la qualité des échanges, en phase avec les discussions engagées au niveau communal et à la CCHB. Le message est clair: sans coordination, les efforts isolés risquent de se neutraliser.
Pouzac se positionne pour poursuivre le débat public
Depuis la commune voisine, Jean‑Marc Meysonnet, adjoint de Pouzac, a confirmé à l’association qu’un prochain rendez‑vous public pourrait se tenir chez eux. Ce passage de témoin compte: pour un itinéraire Tarbes‑Campan praticable, il faut multiplier les temps d’échange, valider les continuités et synchroniser les calendriers communaux.
| Commune / Entité | Rôle mentionné |
|---|---|
| Tarbes | Origine de l'itinéraire projeté |
| Trébons | Commune hôte de la présentation-débat |
| Pouzac | Possible prochain débat public |
| Campan | Extrémité de l'itinéraire projeté |
| CCHB | Adoption du schéma d’itinéraires en 2022 |
Pour les Tarbais, un enjeu de liaisons du quotidien
Pour les habitants de Tarbes qui se rendent vers la Haute-Bigorre pour travailler, étudier ou rejoindre les sites de plein air, la question n’est pas anecdotique. La continuité d’un axe cyclable sûr vers le piémont conditionne des déplacements sobres en énergie et mieux adaptés au relief. Les blocages actuels brident ces usages. D’où l’insistance mise sur une gouvernance qui s’occupe d’abord des raccords et des sécurités, avant les rubans de bitume.
Un appel à la méthode: coordonner avant de construire
Le fil conducteur ressort renforcé de la soirée de Trébons: partager les charges, caler des priorités communes, avancer par segments connectés, et sécuriser dès maintenant la voirie existante. Sans cela, les «trous» de l’itinéraire persisteront et le calendrier restera flou. L’association conclut en invitant d’autres communes de la CCHB à accueillir à leur tour ces présentations‑débats, afin de déverrouiller un dossier qui concerne l’ensemble du bassin de vie, de Tarbes à Campan.