Une reprise soutenue malgré des pressions
La deuxième économie mondiale a confirmé un regain d'activité au troisième trimestre 2026 : le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 4,5% en glissement annuel, contre 4,3% au trimestre précédent, ont publié lundi les services statistiques de Pékin.
Sur les neuf premiers mois, la progression s'établit à 4,6%, un niveau que les autorités estiment conforme à leur objectif de croissance annuel. Le Bureau d'État des statistiques (BES) note que cette performance a été obtenue malgré des « pressions » économiques, la trajectoire étant orientée vers un développement dit de haute qualité, tiré par l'innovation.
« La croissance du PIB de 4,6% enregistrée au cours des trois premiers trimestres est conforme à l'objectif de croissance annuel du pays », a indiqué le directeur adjoint du BES, Mao Shengyong.
Secteurs moteurs : industrie, hautes technologies et services
La production industrielle en valeur ajoutée a crû de 5,3% sur un an, avec des sous-secteurs faisant preuve d'une forte dynamique : la fabrication d'équipements (+10,2%) et les activités des hautes technologies (+14,3%).
- Robots industriels : +29,1%
- Batteries lithium‑ion : +39,5%
- Équipements d'impression 3D : +62,5%
Le secteur des services a progressé de 5,2% sur les neuf premiers mois. Certaines branches numériques affichent des gains marqués : transmission d'informations, logiciels et services informatiques (+10,4%), crédit‑bail et services aux entreprises (+12,3%).
Poids économique et interprétations
Entre janvier et septembre, la Chine a produit environ 107 110 milliards de yuans, soit près de 15 940 milliards de dollars selon les données publiées. Le directeur adjoint du BES a par ailleurs souligné une forte création de valeur sur la période : la production a augmenté de 5 700 milliards de yuans, « la plus forte hausse pour la même période au cours des cinq dernières années ».
| Indicateur | Variation |
|---|---|
| PIB T3 (glissement annuel) | +4,5% |
| PIB 3 premiers trimestres | +4,6% |
| Production industrielle (VA) | +5,3% |
Conséquences pour les échanges et la chaîne industrielle
Pour la France et l'Europe, une Chine qui maintient une croissance supérieure au milieu du cycle mondial signifie une demande soutenue pour les matières premières, certains biens d'équipement et les composants industriels. La montée en puissance des secteurs à forte intensité technologique (robotique, batteries, impression 3D) peut aussi accentuer la compétition sur les marchés de pointe, tout en ouvrant des opportunités de coopération industrielle et commerciale ciblée.
Au-delà des chiffres, les autorités chinoises insistent sur la recomposition structurelle de l'économie, avec des nouveaux moteurs de croissance contribuant à plus de 40% de la progression totale sur les trois premiers trimestres, selon des estimations préliminaires du BES.
Reste que la lecture des données appelle à la prudence : la conjoncture mondiale, les tensions commerciales et l'évolution des chaînes d'approvisionnement demeurent des facteurs susceptibles d'infléchir la trajectoire au quatrième trimestre.