Un signal politique pour relancer la culture scientifique
Le 21 juillet 2026, à l'occasion de la séance académique solennelle de l'Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS), le président Bassirou Diomaye Faye a annoncé la mise en place d'un Concours national de Mathématiques, Sciences et Technologie. L'initiative vise à combattre un recul perçu de l'intérêt des jeunes pour les disciplines scientifiques et à renforcer, par là même, la capacité du pays à assurer sa souveraineté alimentaire.
Le concours, qui sera organisé chaque année, couvrira l'ensemble du parcours scolaire, « de l'élémentaire au secondaire ». Le chef de l'État a confié au ministre de l'Éducation nationale la charge d'en définir l'organisation de façon inclusive, afin d'impliquer un large spectre d'élèves sur le territoire national.
« Nous devons rétablir le goût des mathématiques, des sciences et des technologies chez nos enfants. En le faisant, nous nous assurons avec certitude que les questions de souveraineté seront solubles. »
Pourquoi un tel concours ?
Le message du président combine deux ambitions : pédagogique et stratégique. Sur le plan scolaire, il s'agit de renverser une tendance qui voit les vocations scientifiques faiblir. Sur le plan national, associer relance des STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) et souveraineté alimentaire revient à considérer l'enseignement comme un réservoir de compétences nécessaire pour développer des solutions agricoles, alimentaires et technologiques adaptées au contexte sénégalais.
Modalités et acteurs mobilisés
Le communiqué de la Présidence précise que l'ANSTS est chargée de porter ce « noble combat » et que la communauté scientifique et technique est appelée à s'engager pleinement dans la promotion d'une culture scientifique renforcée. Les éléments connus à ce stade :
- Le concours sera annuel et inclusif ;
- Il s'adressera aux élèves de l'élémentaire jusqu'au secondaire ;
- L'Académie nationale des Sciences et Techniques et le ministère de l'Éducation nationale seront impliqués dans sa mise en œuvre.
Conséquences attendues et questions ouvertes
Si un concours peut stimuler l'intérêt et repérer des talents, son impact dépendra des moyens déployés : formation des enseignants, ressources pédagogiques, maillage territorial pour inclure les zones rurales et urbaines défavorisées, et articulation avec des filières de formation supérieures et professionnelles. Le gouvernement a donné le cap ; la réussite reposera sur la traduction administrative et budgétaire de cette annonce.
Sur le plan scientifique, renforcer l'attrait pour les mathématiques et les sciences peut, à moyen terme, améliorer la capacité nationale à innover dans l'agriculture, la gestion de l'eau et les technologies alimentaires — autant d'enjeux cruciaux pour la souveraineté alimentaire évoquée par le président.
| Élément | Information connue |
|---|---|
| Fréquence | Annuel |
| Public cible | Élèves : élémentaire → secondaire |
| Portage | ANSTS et ministère de l'Éducation nationale |
La première édition et ses modalités pratiques (calendrier, formats d'épreuves, critères d'inclusion, budgets) n'ont pas encore été détaillées publiquement. Ces précisions seront déterminantes pour transformer l'annonce en politique éducative effective et mesurable.