Un site industriel gravement touché à Canet-en-Roussillon
Un incendie majeur jeudi a fortement endommagé le chantier naval de Catana à Canet-en-Roussillon. Selon les premières constations, deux bâtiments sur trois ont été détruits par les flammes. En préfecture, une réunion s'est tenue en urgence samedi à Perpignan afin de coordonner la réponse pour les entreprises et les salariés affectés.
Le bilan social immédiat pour l'entreprise est lourd : 250 salariés sont désormais placés en chômage partiel. Les directions travaillent à court terme pour organiser la reprise d'une part de l'activité et limiter l'impact sur l'emploi.
Des pistes pour sauvegarder l’activité
Le directeur commercial, Boris Compagnon, a détaillé plusieurs options pour « réamorcer » l'activité : accéder rapidement au site pour évaluer les possibilités, utiliser l'unique bâtiment épargné — où sont conçus les moules — et réaliser à l'air libre certaines opérations de finition.
« réamorcer une activité qui permettra de sauver l'entreprise », a déclaré Boris Compagnon.
Une partie des tâches administratives et d'études pourrait être déplacée vers des locaux proches si ceux-ci sont disponibles, permettant de réintégrer entre 20 et 30 personnes sur des postes non liés à la production. Le calendrier et la faisabilité restent toutefois incertains au regard des dégâts.
Conséquences pour le tourisme et l’environnement local
L'incendie n'a pas seulement touché le chantier naval : trois campings ont été affectés et environ 1 700 vacanciers ont dû être évacués. Le camping Le Brasilia a perdu près d'un tiers de sa surface. Ces dommages soulèvent des interrogations sur l'attractivité touristique du littoral en pleine saison estivale.
- Chiffres clés : 2 bâtiments détruits, 3 bâtiments au total sur le site.
- Emploi : 250 salariés en chômage partiel, 20–30 postes administratifs potentiellement relogeables.
- Tourisme : 3 campings touchés, 1 700 personnes évacuées, Brasilia gravement atteint.
Tableau récapitulatif
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Bâtiments détruits | 2 sur 3 |
| Salariés en chômage partiel | 250 |
| Campings impactés | 3 |
| Vacanciers évacués | 1 700 |
À court terme, les priorités identifiées par les autorités et l'entreprise sont la sécurité du site, l'évaluation technique des structures encore utilisables et l'accompagnement social des salariés placés en activité partielle. Les acteurs locaux réfléchissent aussi à une communication visant à préserver la fréquentation touristique du département, en particulier sur les plateformes de réservation.
Sur le terrain, le calendrier de remise en route restera tributaire des expertises techniques et des disponibilités de locaux alternatifs. Les salariés et les riverains attendent désormais des réponses concrètes, tant pour le maintien des emplois que pour la reprise d'une production qui fait vivre une filière locale reconnue dans la construction de catamarans.