Une reprise de la circulation du Mpox sur l'île
Le nombre de cas de Mpox à Mayotte a augmenté depuis la fin du mois de juin : 43 personnes ont été identifiées porteuses du virus depuis le début de l'année, selon les derniers éléments publiés par Santé publique France. Les autorités sanitaires notent une hausse récente avec huit nouveaux cas signalés fin juin-début juillet.
Parmi ces 43 cas, 19 sont importés : 18 provenaient de Madagascar et un de l'Hexagone. Cette origine des contaminations éclaire en partie les pistes d'introduction du virus sur le territoire.
Une prédominance masculine et des transmissions liées aux rapports sexuels
La répartition par sexe montre que les hommes constituent la majeure partie des personnes touchées : 30 cas (soit 70 %) contre 13 femmes. Cette tendance est encore plus nette parmi les infections les plus récentes : sept des huit nouveaux cas sont des hommes, d'un âge moyen de 33 ans, six d'entre eux ayant moins de 35 ans.
Les investigations épidémiologiques privilégient les voies de transmission sexuelles : sur l'ensemble des cas, 34 personnes (environ 79 %) ont déclaré une exposition sexuelle à risque. Parmi les huit nouvelles contaminations, cinq sont attribuées à une transmission sexuelle, précise Santé publique France.
Diffusion du virus dans la moitié des communes
Le Mpox n'est plus cantonné : il a été repéré dans 10 des 17 communes de l'île. Mamoudzou reste la plus touchée avec 13 cas recensés, suivie de Bouéni (8). D'autres communes sont affectées, principalement à l'ouest et au sud de l'île.
| Commune | Nombre de cas |
|---|---|
| Mamoudzou | 13 |
| Bouéni | 8 |
| Bandrélé | 4 |
| Koungou | 4 |
| Dzaoudzi | 4 |
| Dembéni | 3 |
| Chirongui | 2 |
| Kani-Kéli | 1 |
| Mtsamboro | 1 |
| Pamandzi | 1 |
Points d'attention et recommandations
Face à cette reprise, Santé publique France appelle au maintien d'une vigilance renforcée. Les données disponibles soulignent le rôle des contacts sexuels comme mode principal de transmission sur l'île, ce qui implique des messages ciblés vers les populations concernées et les professionnels de santé.
- Surveiller l'apparition de symptômes compatibles (fièvre, lésions cutanées, ganglions).
- Consulter un professionnel de santé en cas de doute et signaler les contacts à risque.
- Adopter des comportements préventifs lors des rencontres sexuelles et privilégier l'information des partenaires.
La diffusion du virus dans plusieurs communes montre l'importance d'une réponse coordonnée entre services de santé, acteurs locaux et associations pour informer, dépister et accompagner les personnes concernées. Les autorités insistent sur la nécessité d'éviter la stigmatisation des personnes infectées en favorisant une approche factuelle et préventive.
Sur le plan local, les équipes de santé de Mayotte restent mobilisées pour le dépistage et le suivi des cas ; la vigilance des Mahorais et Mahoraises, particulièrement des populations les plus exposées, demeure essentielle pour freiner la circulation du Mpox.