Un pivot touristique assumé sur le Larmont
Perché à 1 180 mètres d’altitude, le site du Gounefay domine Pontarlier. Longtemps associé aux plaisirs de l’hiver, il franchit un cap. Faute d’un enneigement fiable, la montagne locale réoriente son offre. Le Grand Pontarlier, qui exploite le site, a présenté une feuille de route claire: faire du Gounefay un lieu de loisirs quatre saisons, ouvert à tous et cohérent avec les orientations du massif du Jura.
Le décor est connu des familles et des randonneurs. Des crêtes, la vue file vers le Jura et les Alpes. Cette attractivité naturelle sert aujourd’hui de socle à une transition engagée depuis la fin du ski alpin. Place désormais à des activités accessibles toute l’année et à des aménagements pensés pour lisser la fréquentation.
Un budget étalé sur six ans
Le conseil communautaire a voté une enveloppe de 875 000 euros pour soutenir les aménagements prévus sur six ans. L’objectif: structurer l’offre sans dénaturer le site. La programmation d’investissements s’inscrit dans la durée pour phaser les travaux, tester les usages et ajuster si besoin.
| Donnée clé | Valeur |
|---|---|
| Altitude du site | 1 180 m |
| Budget global | 875 000 € |
| Horizon de mise en œuvre | 6 ans |
Des activités pensées pour tous les publics
Au programme, une palette d’usages pour élargir la base de pratiquants et renforcer l’attractivité du Haut-Doubs hors neige:
- Mobilités douces et ludiques: vélos et trottinettes électriques pour explorer les alentours sans effort excessif.
- Espaces familiaux réaménagés: aires conviviales et parcours simples pour une pratique accessible.
- Chasse au trésor: itinéraire scénarisé pour découvrir le site de manière ludique.
- Salle de séminaire: accueil de réunions et événements, pour capter une clientèle professionnelle.
Ce bouquet d’animations diversifie les usages et vise un meilleur équilibre entre fréquentation de loisirs et retombées économiques locales. En sortie de ville, la proximité de Pontarlier facilite l’accès et limite les temps de trajet. Le positionnement quatre saisons ancre le site dans le quotidien des habitants et la programmation des visiteurs.
Un modèle plus résilient face au climat
Le renoncement au ski alpin sur ce versant du Larmont a ouvert la voie à une stratégie d’adaptation. Miser sur des activités moins dépendantes des aléas météo réduit le risque d’une offre à l’arrêt plusieurs semaines l’hiver. Cette bascule est aussi une façon de sécuriser l’économie des loisirs en montagne intermédiaire, où la qualité d’enneigement n’est plus garantie.
Le Gounefay rejoint ainsi l’effort engagé sur le massif du Jura: valoriser un patrimoine paysager et des itinéraires existants, sans entrer dans une logique d’équipement lourd. Le parti pris est lisible: préserver l’esprit du lieu, élargir la saison, équilibrer la fréquentation, et créer des points d’accueil fonctionnels.
Effets attendus pour Pontarlier et le Haut-Doubs
Pour les acteurs locaux des loisirs et de la restauration, une offre étalée sur l’année peut lisser l’activité et stabiliser l’emploi saisonnier. Les familles y gagnent des propositions proches, avec un coût d’accès maîtrisé selon les pratiques. Les entreprises locales disposent, avec la salle de séminaire, d’un cadre naturel pour leurs réunions.
Au-delà de l’économie, l’enjeu est aussi social et territorial: proposer des activités simples, accessibles, et encourager des mobilités douces sur un site déjà très fréquenté. L’intercommunalité parie sur une montée en gamme modérée, progressive, qui s’insère dans les usages existants. L’investissement, étalé, offre le temps d’évaluer les retours et d’ajuster les aménagements.
Prochaines étapes
L’offre a été présentée par l’intercommunalité. Les aménagements doivent maintenant se déployer par phases au Gounefay, en veillant aux équilibres entre nature, loisirs et accueil du public. Le suivi se fera au fil des saisons, avec la perspective d’un site opérationnel toute l’année et d’un ancrage renforcé dans l’écosystème touristique de Pontarlier.